‹ Histoire des Anglo-SaxonsChapitre 74 sur 124 · G DIFFICULTÉS ET DANGERS DES VOTAGES · texte numérisé non relu

G DIFFICULTÉS ET DANGERS DES VOTAGES

Tels étaient les dangers sur terre. Ceux de la mer , quoique d*un autre genre , n^étaient pas moins efirayans. Les anciens vaisseaux n^aTaient rien de commun avec ceux d'à-prësent, qui ressemblent à des châteaux flottans ; on n^avaît que de frêles barques , à peine pontées , et qui ne pouvaient contenir beaucoup de provisions. Les navigateurs ne possédaient aucune notion de géographie , et si par quelque accident le voyage se prolongeait , on pouvait mourir de faim. La principale difficulté venait de ce qu'on ignorait l'emploi du compas. On savait que Taimant attirait le fer , mais on n*avait pas découvert la propriété qu'a Taiguille aimantée de se tourner toujours vers le nord : les marins , lorsqu'ils perdaient de vue la côte, ne pouvaient plus se guider que par la position du soleil ou celle des étoiles fixes ; un jour nébuleux suivi d'une nuit obscure suffisait pour les égarer sur rOcéan. Les communications des Anglo-^xons avec les nations étrangères étaient donc nécessairement fort limitées , et les pays éloignés , où nous nous transportons maintenant avec tant de facilité , ne pouvaient alors être visités sans que le voyageur se préparât à toutes sortes de fatigues et de périls.

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