I^I^ d'aLFBED
nombre des lois qui ont servi à le composer existent encore ; les différetices qui peuvent être nées de I^nsertion , des altérations ou des omissions, n'en changent nullement le caractère. Nous devons convenir aussi , que la simple lecture du texte de ces lois nj (ait pas découvrir ces hautes conceptions qui distinguaient Alfired, et qui le rendirent tellement recommandable aux yeux des Anglais que , dans les tems postérieurs,les institutions légales les plus importantes parurent être les fruits do sa sagesse. La division de PAngleterre en shires et en hundreds , le jugement par jury, \^ franc-pledge , règlement par lequel les ordres inférieurs du peuple étaient classés par compagnie de dix ou plus , qui répondaient mutuellement de représenter celui d'entr^eux qui serait accusé d'un crime , ont été considérés comme venant d'Alfred , quoiquMl n'en fût pas l'auteur. Par la seule puissance de la réputation générale de ce prince ^ toutes les parties les plus utiles de la législation , dont la source était inconnue , lui furent attribuées ; de même que dans une statue d'une beauté particulière , mais dont l'origine est douteuse , les connaisseurs s'imaginent reconnaître le ciseau de Phidias ou de Praxitèles.