ÉMIGRATION DBS BRETONS DE LA GAULE. S^ I
tl est certain qa'ÀthelBtiBe tiat un raog dk-^ lingue parmi les monarques de l'Europe ; ses r relations avec les diverses puissances continentales forment une partie très4ntéressante et trèssitiguiière de son histoire. Harold de Norwége rechercha Tamitië d'Athelstane avec ardeur ^ et confia soti fils aux soins du souverain de la Bre* tagnei Ce fils ^ nommé Haco , fit son éducation en Angleterre, et ce fiât par la protection de TÂngleterre qu^il monta sur le trône norwëgien* U fut loue avec jtistice de son excellent gouvenlenent ; les lois de Haco , le fils adopêif éP Athel^ stane , sont les plus anciens spécimens écrits de la législation des Scandinaves ^ comme la phis fotte preuve des avantages que le prince norvégien avait recueillis de son éducation à la cour du roi anglo-saxon.
S'il y eut jamais une antipathie nationale bien mfeirquée , ce fiit celle qui exista^ et qui en queU que sorte existe encore ^ entre les peuples id-iiqmes on tfmnqùes et les Saxons ou Anglais ; Adielstane parvint cependant à la dompter. Les hommes du Nord envahirent TArmorique^ et les Bretons de la Gaule , fiiyant leurs nouveaux ennemis ^ Viikreilt diercher Un r^uge sur la. terre de leurs ancêtres. Athelstane exeifça envers
272 TROUBLES Efff FRANCE.
^ ces fn^tife une hospitalité bienveillante ; il de- Tint le protecteur d'Alan , petit-fils du roi d^ Armorique, et, comme le Norwëgien Haco, ce jeune prince fut elevë dans le palais d'Athelstane. Lorsqu'il eut atteint l'âge d'homme, il rassembla
937. les émigrés Bretons. Une expédition heureuse mit au pouvoir d'Alan les villes de Dol et de Saint-Brieuc, et cet autre enfant adoptifd'Athelstane fut , de même que Haco , rétabli sur le trône.
Les sœxm d'Athelstane eurent leur part de la considération qu'il avait acquise par sa conduite et ses succès. Une d'elle fut recherchée par Othon , fils de Henri , empereur de Germanie. Une autre devint l'épouse de Louis, duc d^ Aquitaine. Ces princes du continent auraient pu trouver des partis beaucoup plus près d^eux , et l'on doit penser en conséquence que des raisons spéciales et puissantes les portèrent à s'unir de préférence aux filles d'Angleterre.
A cette époque à peu près, la France .était tombée d^ns de graves désordres. Les desœndans de Charlemagne, qui gouvernaient encore la Germanie et la France, avaient dégénéré au--
IS7, tant que ceux de Clovis. ChariesJe-Gros s'était montré tellement privé de courage personnel ,