ORIGINE OU SYSTÈME FEODAL
$e trpuy^it dans rimpos^Unlité 4e rëcpippenser oonvçnsililçineQt les militaires , ce fait était coa^ sidéré comniie une dilapidation du trésor public. Quoique nous n'ayons aucun détail sur le mode suivi pour ces concessions, nous pouvons néan-r moins comprendre parfaitement combien elles doivent avoir été importantes et nombreuses. Le mot bénéfice continua d^étre employé jusques au IX®. siècle , et devint alors peu à peu hors d^usage ; mais nous avons conservé ce terme en l'appliquant aux biens temporels accordés au dergé, k condition de remplir les devoirs du service divin, précisément comme le soldat obtenait son bén^ice 9 à condition de remplir ceux du service militaire.
Les terres que les barbares possédaient en franchise , et. déchargées de toutes conditions , s'appelaient a/^d^io/e^ ' .,La jurisprudence de ces peuples inclinait toujours en £aveur de la possession, selon le proverbequi dit quepossession vaui tiii^; et quand un homme, même avec le bon droit de SQu coté , avait à recouvrer des terres sur eelui
' Mot d^uoe origine douteuse et contestée. Dans les diaie€te« •candmaves , ccfc propriétés s^appeUient terres odaies , et peut-être que ce dernier mot a servi k former l^autre par métathèse ou transposition de syllabes.
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qui en jouissait, il estait toujours à présumer que ce dernier réussirait à maintenir le statu quo. Il semble quMl ait été de principe général que si an homme, son fils, et son petit-fils, avaient pu couserrer la possession de la terre, libre de rentes ou de servitudes, ils étaient autorisés à la garder, malgré toutes les réclamations possibles. Il était entendu cependant , pour un bénéfice , que U personne qui tenait les terres, et que nous appelons en conséquence tenancier , n^en avait que Vusage et la jouissanu, tandis que la propriété absolue en appartenait au seigneur, ou à tout autre par qui le bénéfice avait été donné. Le bénéfice étant souvent sollicité par T inférieur, on rappelait aussi precaria, et conon^ la jouissance seule en était accordée ^ on disait que c^était terre prêtée^ ou seulement une prœstiia, que nous rendons par loan , prêt , et que les Anglo-Saxons , ainsi que les Germains , exprimaient par lœn ou lehn ; de là , ce que nous nommons , d'après les Français yfiudal system (système féodal), est appelé en langue germanique lehm^fesen, et rendu par quelque terme analogue dans les autres langues du nord.
Tout ce qui vient d'être dit au sujet des tenons se comprendra facilement par la comparaison
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suivante : Un seigneur donne le bail d^une ferme à son tenancier ^ à condition que ce dernier lui paiera certaine somme en argent chaque année. Si la rente n'est pas payée , le seigneur peut faire saisir les meubles du tenancier, ou le forcer, de quitter la ferme. Il s*est réservé le droit de chasser sur les terres, et il a été convenu que le tenancier ferait de son mieux pour la conservation du gibier. Le seigneur compte aussi sur le vote du tenancier en sa faveur dans les élections du comté : si on lève des troupes , il entend que le tenancier sera obligé de se joindre au corps qu^il commandera. Enfin, en supposant que le tenancier, non seulement paie sa rente avec ponctualité , mais encore qu'il satisfait à tous s^s autres engagemens ; s'il vient à mourir , laissant un fils assez âgé pour conduire les affaires de la ferme , le seigneur renouvellera probablement avec lui son traité, à peu près aux mêmes conditions. Dans les premiers tems du système féodal, ce n'était pas une rente en argent que le seigneur exigeait du tenancier pour la jouissance d'une ferme, mais celui-ci devait le suivre à la guerre, pendant un certain nombre de jours de l'année , en pourvoyant à sa propre dépense ; et au lieu de se fier à l'honneur du vassal pour l'accomplis-