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« Sainl-Diâîs. (N.daT.)
s^ayancent sur les bords da Lech ; Tassiton , cerné par les troupes de Charlemagae , vient avec soumission près de l'empereur , et lui rend le duché de Bavière, en lui remettant son sceptre on bâton de commandement. Mais le bénéfice lui est de rechef accordé , et Tassilon, en outre des formes ordinaires de Thommage , livre son fils et douze autres otages au pouvoir de son souverain.
Les hommes liges de Charlemagne s'assemblent de toutes les parties de l'empire dans le palais impérial d'Ingelheim. Tassilon est parmi 789. eux. Il est accusé de trahison , ou plutôt d'avoir déserté l'armée. Une sentence de mort est portée contre lui , mais la sage clémence de Charlemagne se borne à faire vêtir le vassal rebelle d'un fipoc religieux , et la peine est commuée en une captivité perpétuelle dans un monastère.
J'ai choisi cet exemple de Tassilon comme un de ceux qui nous donnent le plus de détails sur ces transactions, et nous font le mieux entendre leur contexture. Charlemagne, en forçant un chef vaincu à devenir son homme , prenait sur Tassilon une autorité bien plus forte que s'il se fiât borné à lui faire payer un tribut , comme à tout chef inférieur ou plus faible. Il créait ainsi
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une obligation légale , qui , si elle n'était pas remplie , fournissait un prétexte pour une punition légale. 'Le même acte, qui aurait eu Taîr d'une vengeance , sHl eût été dirigé contre un souverain vaincu , prenait le caractère spécieux d^une exacte justice , en se produisant sous h forme d'une sentence prononcée par un tribunal compétent. Le vassal, de son côté , obtenait quelques compensations pour le sacrifice de son indépendance. Entre autres avantages, il s'assurait ainsi une puissante protection contre ses ennemis, car le traité que faisait le seigneur avec son vassal les obligeait rédproquement, et Tobéiasance à laquelle ce dernier se soumettait, lui donnait le droit de demander des secours à son seigneur.
Mais la plus grande utilité que le vassal put recueillir de semblables relations, paraît avoir consisté dans l'augmentation de pouvoir qu*il gagnait sur ses propres sujets. Un ancien chef teuton, comme Tassîlon, n'était, avant de rendre hommage , que le gouverneur de son peuple , et non le seigneur de la terre. Il commandait aux hommes , mais ne possédait point le sol. Ceci ne peut manquer d'être intelligible pour mes lecteurs écossais. Le Ceim-Cinne j souche de la
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race , ou chef investi du pouvoir le plus absolu sur son clan, n'avait pas pour cela nécessai-renient des droits au territoire du pays occupe par ce clan ;' tandis que la qualité de supe'rieur féodal ne donnait à celui qui la possédait aucune autorité sur les hommes du clan '. L'autorité de chef et celle de seigneur féodal ou baron pouvaient se trouver réunies ; mais trèssouvent elles étaient tout-à-fait distinctes. Tassilon, parle traité qu'il fit avec son souverain, acquit un nouveau droit, et, de simple duc des Bavarois , devint duc de Bavière. A la vérité , les conventions de Tassilon avec Pépin et Gfaarlemagne ne pouvaient avec justice enlever au peuple ses franchises , mais elles étaient pourtant de nature à les envahir , et comme les Bavarois participaient en général à la protection accordée à leur souverain , peut-être éprouvaientils peu de mécontentement du changement qui sVtait opéré. Le pouvoir de Tassilon sur les chefs inférieurs de sa nation recevait aussi de Taccrois-
* C*est ainsi que le dac de Gordon , supëriear fëodal de« terres et domaines occupés par les Camërons , les Macphersons et les Matidonnels de Keppoch , n* avait aucun droit de yasselage on de commandement sur ces clans, qui n*obëissaient <|u*à leurs chefs patriarches ^ Lochie Clunie et Keppoch.
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icment. U pouvait tenter de leur imposer des obligations pareillas aux siennes, et s*ik ^e révoltaient, le bras du seigneur lige était tout prêt à Taider et à réprimer un exemple de résistance qui aurait pu fournir aux vassaux de la cooroniie un dangereux antécédent
Les deux élémens de la féodalUé, c'est-à-dire la donation de la teire en récompense du service militaire , et le lien du vasselage, paraissent avoir grandi avec les royaumes anglo^-saxons , et nous pouvons les considérer oomme appartenant à la même époque. Mais comme institubon politique , ou lorsqu'ils étaient appliques aux relations d'un bretwalda anglo-saxon avecd'aiatres souverains ses subordonnés, nous ne voyons pas avec certitude , avant le règne d'Egbert , la réunion de ces mêmes élémens. Oswald , par exemple , en prenant autorité sur les Pîctes et les Scots ', n*en tirait aucun droit sur le territoire qu'ils habitaient. Le vasselage n'atteignait que les personnes ; c'était comme lorsqu'une armée se rend à une autre. Les Pietés et les Scols se soumirent aux Angles , mais sans leur céder
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