SYSTEME FÉODAL
la terre ; et si les Scots ou \es. Pietés s'étaienc délies de leur obëissanoe^ il n*est pas certaia fpm le bretwalda. eût pu les traiter comme rebelles^ daDS le sens légal de ce mot. Il les. auraîl alt$e quës 9 aurait incendié leurs huttes ^ enlevé lears troupeaux ^ passé au fil de Tépée les hoipmes ^ les femmes et les enfans ; il leur eût fait » en uu mot , le plus de mal possible. Tout ceb était conforme aux lois ordinaires de la giierre et uf résultait pas de prétentions à une autorisé légi«r time ; il n'eût manifesté par là aucune inteiitio^ de s'approprier le territoire. Mais, ainsi que je Tai fait observer , la constitution du gouvernemei;a avait changé sous le règne d'£gbert, et il est facile de s^apercevoir qu alors, la situation d'une grande partie de la Bretagne ressemblait à celle de l'empire carlovingien» La soumission des £stangles à Ëgbert ' fut évidemment un acte d'hommage ; et à mesure que l'on avai^ce dans, rbistoire des Aâgto-Saxons^ les institutions féodales deviennent de plus en plus apparentes.
Peut-être aura*-t^-on déjà remarqué que la donation de la Cumbrie , &ite par Edouardl'Ancien à Malcolm ^, était une concession féo-
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*dale , pareille à celles qu'aurait pu faûre ou Charieniagne. Édauard avait établi la même juridiction sur les Bretons ; nous possédons des documens qui prouvent que Howell-le-Bon, prince du pays de Galles méridional , s'en rapporta au jugement de la cour d^Édouard au sujfii de deux seigneuries du Brecknock ' réclamées par Morgan Hén, autre vassal d'Edouard. Sous le règne d'Edgar , le système féodal atteignit à son plus haut degré d'extension ; et ce ne fut point par la force que ce monarque obtint le vasselage de ses alliés , mais par à^s mojeos plus doux. Les rois et les earls vinrent a lui, souscrivant à ses volontés , sans combat ni contestation. Peut-être aussi qu'aucun d'eux séparément n'était assez fort pour lui résister. Il trouva le moyen de les soumettre tous à une règle commune ; c'est sans doute à cette uniformité de gouvernement que nous devons attribuer les paroles louangeuses des chroniqueurs, qui font d'Edgar le restaurateur ou plutôt le fondateur de Tétat , et le présentent comme le C3iarlemagne , le Cyrus et le Romulus de la Bretagne.
' Les seigneuries à'Ystrad»y et à'^mias, La seconde fait mai]»tenant partie du comté de Hereford.
BARLS ET ALDKRMKN. 345
Les chefs inférieurs des états angio-saxoos et anglo^danois avuieat perdu le titre de roi. Cependant ils conservaient beaucoup de pou- ▼oir. Atlielstane , alderman ou seigneur des Estangles , était appelé semi^rea: (demiroi ). Sa femme, Alfvirina , si vantée pour sa piété , avait soigné l'enfance d'£agar ; et Ajlwin, son fils, qui lui succéda, obtint. le titre d'alderman de toute l'Angleterre. Il est difficile de donner l'exacte signification de ces titres ; celui d'Âylwin , qui fut inscrit sur sa tombe , ne se rapportait apparemment qu'à TEstanglie. Quoi qu'il en soit, ils dénotaient la grande puissance de ceux qui en étaient revêtus. La Northumbrie , depuis que le pays s'était soumis à Edred, avait été gou* 950. ▼ernée par des latls ou Earls. Les Anglo- ^51 Saxons connaissaient le mot earl , mais ils ne l'employaient que comme terme générique , pour désigner une personne de famille noble , qu'ils disaient être earls-cund , c'est-à-dire de la race des earls. Les Danois donnèrent à ce mot un sens absolu , en l'appliquant à tout honune illustre ou chef, jusqu'à ce que l'usage le fit consacrer plus particulièrement aux chefs qui gouvernaient les provinces ou slùres , sous
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l'autorité du roi ; enfin il remplaça entièrement Tanden titre anglais aidennan, dans Tapplîcation qu'on en fiiisait à ces grands di^ilaires. En conséquence , nos aldermen prennent place maintenant aux banquets du locd-maire i Goildhall ; mais nos earls entrent dans le palais da parlement , où ils se tiennent à cdtë du roi ; le titre danois s'est attaché aux successeurs des ifritans anglo^satons à travers les vicissitudes des siècles suivans.
Les earls ou aldermen , car ^ sous le règne d'Edgar , nous pouvons regarder ces titres comme synonymes, avaient beaucoup de droite semblables à ceux du roi ^ quoique nécessairement d'un ordre inférieur. Un tiers des Tcvenus du comté leur appartenait : iis furent quelquefois appelés , à cause de cela, « comtes du iroisième penny \ » Leurs autres prérogative^ variaient dans les diverses parties de l'empire comme aussi les prérogatives des rois euxHOiémes. On peut £acilement supposer que plus les comtes étaient éloignés du siège du gouvernement , plus ils prenaient d'autorité.
' Le pf nny «'cpilvaut au d^ciwf Ay France. {N. ifàT".)
EARL6 ET ALDBRMEN. 347
Le proverbe qui dit : « DoiiiieK«4ui un pied , » et il en prendra quatre » , peut s'appliquer à toute Te^èce humaine , et je ne vois pas la raison qui me ferait excepter un comte de la règle générale ; j^entends un comte danois ou anglo-saxon. Ge fut par ce motif, qua la 97^. mort d'Osulf , comte de toute la Northumbrie , Edgar , le sage Edgar , ne jugea pas convenable de permettre que ce royaume testât indivise'. .Les tbanes northumbriens, «q>pelës barons dans les chnMÛques , furent rassemblas en grand conseil. On assigna le Dâ'ra ou Yorb*shire au comte Oslac; un autre démembrement devint le partage d'Eadulf Ëvilchild; et ces chefs furent ceints de répeè des comtés qu'ils avaient obtenus. Il .«st à remarquer que ce mode d ^investiture, était ordinaire^ dans les cai où le gouverneur d^uàe contrée n'avait pas de droits à la distinction plus brillante d'une CQuroQDie. Le duc de Normandie fut oeîat dv Tépée de son duché. Cette ancienne cérémonie se conserva ^ même lorsque le tkre de comte devint purement nominal , et en quelque sorte ^UBe ombre de sa première dignité. On voit en?^ core sous le règne de Jacques I". que le comte nouvellement créé , lors de son introduction