CHAPITRE VII
Les deux cent yingt clystères de Louis XIII. ^ Des dystères lauf Louis XIV. — Clystères à la fleur d*oranger, à l'angélique, à la bergamotte , à la rose. — Conspiration de GeUamare. — Le cardinal Dubois et le comte de Laval se font donner 4es lavaMMts à la Bastille. ^ Le faubourg Saint-Germain , terre classique des dystàree» -«- Secret de Ninon de Lenclos. — Des clystères solitaires et à double persoQlHige. — > Stratégie clysmatique, enseignée par Dardanus, ^■Mtlra apothicaire. — Grande controferse sur la question de savoir si les clystères rompent le jeûne. -» Le Malade imaginaire, de Molière. — Inscription funéraire. — Le Catéchisme poissard* — Apostrophe obscène de Vadé. — Age d*or des Apothicaires. — Vu chanoine refuie de payer le prii de deux mâle cent quatre-Tingi» . dix clystères. «^ La comédie du Légataire universel, de Regnard.
Ladere, non lodH^.
BouTard , médecin de Louis XIII , fit prendre deux cent vingt clystères à ce monarque dans l'espace de six mois, si Ton en croit Amelot de la Houssaye.
Pendant les premières années du règne de Louis XIV, les clystères furent tout à fait à la mode ; les dames en recevaient régulièrement trois ou quatre par jour pour se conserver le teint frais, et les petits maîtres peut-être autant pour avoir la peau blanche. Il y avait des clystères à la fleur d*oranger, à Fangélique, à la bergamotte, à la fôse. Chaque matin, on voyait sortir de la boutique de ces hommes, mis en scène par Molière, un bataillon de jeunes gens au teint vermeil , à l!œil gaillard , qui se répandaient, la main armée d'instruments de toutes les dimensions, dans les différentes rues de Paris, pour aller parler à d'autres figures qu'à des visages. On les payait quinze sous, trente sous et jusqu'à un écu par visite.