‹ Histoire des apothicaires chez les principaux peuples du mondeChapitre 25 sur 36 · L. Hecht, encore existant · texte numérisé non relu

L. Hecht, encore existant

Et Nesller, décédé en 1824.

Deux professeurs adjoints :

MM. Ant. Oberlin,

Lefèvre^ secrétaire,

qui cessèrent d'en faire partie, le premier en l'an xiii, et le second peu de temps après.

Dès son origine, l'École de Pharmacie de Strasbourg fit, pour pouvoir donner l'enseignement, des efforts et des démarches que le manque de local et de fonds nécessaires pour subvenir aux frais des cours paralysèrent complètement. Elle dut donc, bien malgré elle, se borner à recevoir des pharmaciens et à veiller au maintien des lois et règlements sur l'exercice de la pharmacie; ajoutons que les honoraires de ses professeurs titulaires étaient plus que modestes, puisque chacun d'eux recevait 500 francs prélevés sur les frais de réception.

En 18H, M. Chrétien Nesller, fils aîné du précédent, fut nommé en même temps aux fonctions de professeur adjoint et de trésorier, en remplacement de M. Spiel-^ mann^ décédé; et, réduite, soit par les démissions, soit par les décès, à deux membres, les mêmes MM. Ch. Nestl^r et L. Hecht y Técole dut, en 1831 , le 9 novembre, se faire adjoindre* provisoirement, pour les examens, M. Ch.-Fréd. Spielmann^ fils du précédent, en qualité de professeur titulaire, et M. Aug. Nestler^ frère cadet de Chrétien NeslleTy en qualité de professeur adjoint et de trésorier.

En 1832, en conformité d'un arrêté du ministre de

rintérîeur, en date du 18 janvier, Fécole, M. Nesller père étant décédé» se trouva composée ainsi qu'il suit :

MM. Ilecht^ directeur, j

Nestler fils aîné , trésorier, [ titulaires.

Spielmann^ secrétaire, )

Aug. Nestler cadet, adjoint trésorier, professeur titulaire.

Kirschleger^ professeur titulaire.

^; ,. \ professeurs adioints.

Oberhn^ \

La réorganisation de TÉcole de Strasbourg, qui ne vivait que dans le provisoire, ne date , à proprement parler, que de 1835. Cette réorganisation a eu lieu sur un rapport pt'ésenlé au roi par M. Guizot, ministre de Tinstruction publique. C'est alors que l'école parvint enfin à trouver un local et à organiser ses cours. M. Per-soz fut chargé de l'enseignement de la chimie; M. Nest- 1er y de celui de la pharmacie; M. Kirschleger^ de celui de la botanique ; M. Oppermànn , de celui de la toxicologie, et M. Oberlin^ de celui de la matière médicale.

En 1840, les efforts de l'administration de l'école pour se procurer un bâtiment spécial furent couronnés d'un plein succès; alors les études reçurent une extension désirable, et les élèves se présentèrent en plus grand nombre. Deux agrégés furent nommés, ce sont : MM. Emile Hechtj fils du directeur honoraire, et M. SchaeuffeJïe.

En 1846, M. Oppermànn fut nommé professeur titulaire et chargé du cours de pharmacie, en remplacement de M. Aug. Nestler^ démissionnaire, et M. Emile Kopp lui succéda dans les fonctions de professeur adjoint. En 1849, à ce dernier nommé représentant du peuple, succéda M. Loir, agrégé à l'école de Paris.

En 1851, M. Béchamp fut nommé agrégé à la suile d'un concours.

Voici donc quelle est la constitution actuelle de Técolc :*

MM. PersoZy directeur, suppléé par M. Oppcrmann^ professeur de pharmacie, dans la direction de 1 école, et dans la chaire de chimie, par M. Loir.

Kirschîeger, professeur titulaire, chargé de renseignement de la botanique.

Oberliriy professeur adjoint, chargé de l'enseignement de la matière médicale.

Loir^ professeur adjoint, chargé de l'enseignement de la toxicologie et de la physique.

Béchamp^ agrégé.

Tous les services, largement installés, grâce à la munificence de la ville, dans le bâtiment qui vient d'être élevé tout exprès pour elle , n'ont plus rien à désirer. A l'enseignement théorique est jointe la pratique indispensable au pharmacien. Pendant tout le cours de l'été, les jeunes gens admis à Y École pratique s'exercent, sous la direction de M. Oppermaan, aux diverses manipulations de chimie, d'analyse chimique et de pharmacie. Un concours ouvre les portes de cette école, dont les travaux sont couronnés, à la fin de l'année, par un autre concours à la suite duquel sont décernées les récompenses spécifiées par les règlements et ordonnances *.

M. Oppermann, à la bienveillance duquel je suis redevable des détails qu'on vient de Hre, a été nommé récemment directeur titulaire de cette école.

Les pharmacopées et les autres ouvrages pharmacologiques qui ont reçu le jour dans le XIX® siècle sont :

1800. François CarbonncU, Elementa pharmadcBy

* Lettre de M. Oppermann à l'auteur.

f/8 HISTOIRE

Barcenonœ; ouvrage Iradiiit en français, en 1802, par Poncot, médecin.

1803. Joan-Darlhélcmi Tromsdorff, \6 Nestor des pharmaciens allemands ; on lui doit un grand nombre d'ouvrages, au nombre desquels on distingue : V École du 'pharmacien, ou Essai cVxme exposition en tableaux de tonte la pharmacie , traduit en français, en 1807 , par LescheviUy et une Nouvelle Pharmacopée, publiée en

1803. Code pharmaceutique à V usage des hôpitaux civils y par Antoine- Augustin Parmentier, membre de rinstitut, et Tun des inspecteurs généraux du service de

santé des armées.

1803. Swédiaur. Pharmacopeia medici practid uniter salis.

1803. Cours théorique et pratique de pharmacie chimique y par Simon Moreîot, professeur au collège de pharmacie de Paris.

1803. The Edinburgh new Dispensatory , par le docteur André Duncan; réimprimé douze fois de 1803 à 1830. La dixième édition a été traduite en français par M. Pelouze, et annotée par MM. Robiquet et Chéreau.

1803. Pharmacopœa Batava. En 1823, le docteur Niemann en a donné une seconde édition enrichie de notes pleines d'érudition.

1808. Pharmacopœa rationalis seu borussica.

1811. Pharmacopée générale de Brugnatelliy traduite de l'italien et enrichie de notes par M. Planche.

1811. Traité de pharmacie théorique et pratique, par Virey.

1821. Formulaire à V usage des hôpitaux militaires ^ par Laubcrt.

1828. Pharmacopée universelle j ou GonspectUs des pharmacopées d'Amsterdam, Anvers, Dublin, etc., etc. ; par Jourdan, docteur-médecin.

1834. Deuxième édition de la Pharmacopée raisonnée de MM. Henri et Guibourt , corrigée et considéi^ablement augmentée par ce dernier.

Je dois citer encore YOfficine de M. Dorvault , ouvrage du plus grand mérite, ainsi que la Revue pharmaceutique du même auteur.

Indépendamment des traités et des pharmacopées dont je viens de donner la nomenclature abrégée, je dois encore mentionner, en Thonneui: de l'art pharmaceutique, dont les progrès actuels sont loin de se ralentir, plusieurs recueils périodiques, tels que le Journal des pharmaciens, qui a paru pendant les années v , vi et vu de la république; le Bulletin et le Journal de pharmacie, commencés en 1809 et continués avec succès jusqu'à ce jour; le Journal de chimie médicale et plusieurs Manuels de Pharmacie dus à MM. Caveutou, Chevallier, Soubeiran, Bouchardat, etc.

En descendant le cours des âges , depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours , j'ai passé en revue les diverses juridictions auxquelles la profession d'apothicaire a été soumise.

Pour ne citer que la France, j'ai fait voir que, depuis le treizième siècle , les statuts et les règlements avaient été modifiés , selon les progrès et l'influence de chaque époque, par les successeurs de Philippe-le-Bel. Dans cette longue odyssée j'ai recueilli, avec un patient et consciencieux labeur, tout ce que les annales historiques pouvaient m'offrir d'intéressant. Sans doute, cette prolixe exposition de faits et de dates a pu paraître

280 HlSTOlllE DES APOTHICAIRES.

aride et fastidieuse au lecteur; mais les exigences de Thistoire la rendaient nécessaire, et j'ai la con\iction qu'elle ne sera pas tout à fait stérile , puisqu'elle aura servi à mettre en relief la sollicitude paternelle des souverains pour la sanlê de leurs sujets , et la vigilance des hauts pouvoirs publics relativement au bien-être des populations.

Page 1