‹ Histoire des Arabes (volume 3)Chapitre 17 sur 53 · I. EMIGR \ l lo.N A MÙtiM · texte numérisé non relu

I. EMIGR \ l lo.N A MÙtiM

épouse de Sallàm ben Michkam, lui apporta mi certain soir un mouton rôti qu'elle avail empoisonné. Mahomet porta à

sa bouche un morceau de l'épaule, partie de l'animal pour lequel il avait une prédilection, mais il le rejeta aussitôt, tandis que Bichr ben el-Barâ, l'un de ses botes, n'osa pas retirer la bouchée qu'il mâchait et l'avala : le poison étail violent, mais il n'agit pas de suite, el Bichr en mourut au bout de quelque temps. Le Prophète fit venir Zéïneb, qui donna pour motif de son acte qu'elle voyait en lui le meurtrier de son père, de son oncle et de son mari, et que -.1 vengeance était assez naturelle ; elle ajouta que s'il était un véritable prophète, il se serait aperçu tout de suite de la présence du poison. On n'est pas d'accord sur le sort réservé à Zéïneb : les uns disent qu'elle fut mise à mort, tandis que d'autres prétendent que le Prophète trouva justes les raisons qu'elle donnait, et qu'il lui fit grâce de la vie.

La manière dont il fut procédé au partage du butin à Khéïbar a une importance exceptionnelle dans l'histoire du droit musulman, car Mahomet posa des règles strictes qui servirent plus tard de modèle II exigea le rapport à la masse commune de tous les butins particuliers faits au cours du siège; les armes, les bètes de somme conquises furent restituées et rassemblées en une seule masse, exactement divisée en cinq parts, dont l'une, la part de Dieu, fut allribuée au Prophète, et dont les autres furent vendues à l'enem. Tous ceux qui ne restituèrent pas, même par oubli, furent menacés des peines éternelles de l'enfer; ainsi pour Farwa ben Amr, qui avait été constitue gardien du butin el présida aux enchères, mais omit de restituer un morceau d'étoffe dont il s'était entouré la tête; ainsi pour le nègre Karkara, cherchant à dissimuler un manteau qu'il voulait s'approprier. Tout l'argent provenant des enchères fut mis en tas et divisé en autant de lots égaux en poids qu'il y avait de combattants, à raison d'un lot par fantassin et de deux par cavalier. Les hommes étaient mille quatre cents, les chevaux montaient au nombre <l«' deux cents : cela fit exactement mille huit cents parts, à la distribution d< quelles présida Zéïd ben Thâbit.

On procéda également au partage, non des propriétés territoriales, laissées entre les mains des Juifs, mais des revenus des terres, qui furent répartis en mille huit cents lots de la même manière que pour les biens meubles. Mahomet décida de garder pour lui, à titre de quint, les revenus du territoire d'el-Katîba, qui furent alors frappés de la servitude dite waqf ou immobilisation, en d'autres termes transformés en biens de main-morte. Les choses restèrent à Khéïbar en cet état jusqu'à l'époque où le khalife 'Omar, comme nous l'avons vu plus haut, à l'occasion de l'expulsion des Juifs de la péninsule arabique, procéda au partage, non plus des revenus, mais de la propriété même du sol.

La ruine de Khéïbar entraîna celle de Fadak, bourgade juive à deux ou trois journées de Médine; tous les biens des habitants furent confisqués, et ceux-ci purent s'en aller librement en exil, n'emportant pour tout bénéfice que la vie et la liberté. Cependant une autre version, plus vraisemblable, indique que Mahomet se fit céder seulement la concession perpétuelle de la moitié du revenu. Comme pour Khéïbar, on ne tenait pas alors à priver le sol des bras qui en tiraient des richesses ; on se contentait de partager avec les cultivateurs, heureux de se racheter de la servitude au prix d'un métayage. A son retour, Mahomet passa par le territoire de Wâdil-Qora; une flèche lancée d'une des tours vint, chez les Musulmans, tuer un esclave nègre. Il fallut se venger de cette surprise. Les armées rangées en bataille, la première journée se passa en combats singuliers où l'avantage resta aux Musulmans; le lendemain matin, les Juifs se rendirent à discrétion, et restèrent dans le pays pour le cultiver. La nouvelle de la chute de Wâdi'1-Qora amena la reddition immédiate de Téïmâ, à la condition de payer la capitation.

De retour à Médine, Mahomet s'y reposa pendant huit mois, qu'il s'occupaà de petites expéditions confiées aux soins de ses lieutenants. 'Omar poussa une pointe dans la riche vallée de Tourba qui de Taïf s'étend à une grande distance vers l'intérieur des terres, et où habitaient les Banou-Ililàl et les Banou-'Amir ben Rabî'a. La fuite des Bédouins les

sauva du pillage. Abou-Bekr réussit à surprendre les Banou Hawâzin à l'est de la Mecque. Les Banou-Morra envahi renl pendant la unit le camp des Musulmans commandés par Béchir ben Sa'd, non loin de Fadak; tous ceux qui ne purent s'enfuir furent tués; le chef, grièvement blessé, se réfugia dans la bourgade, où les Juifs le soignèrent. A la nouvelle de cette défaite, Mahomet envoya Ghâlib ben 'Abdallah attaquer et razzier un camp< ment des Banou-Morra, ce qui produisit un butin considérable. Le même Ghâlib, guidé à travers le désert par Yasâr, tomba sur la tribu des A L<l ben Tha'laba à la source de Méïfa'a et lui enleva ses chameaux. A El-Djinâb, les Banou-Ghatafân furent surpris par Béchir ben Sa'd, mais ils s'enfuirent à temps dans les montagnes.

Conformément au traité d'IJodeïbiya, le Prophète accomplit, à la tête d'environ deux mille hommes, la visite pieuse Çomra, en dehors de l'époque du pèlerinage proprement dit, hadjdj) dite el-qadiyya, el-qadâ ou cl-f/i<:<i<:. Les Qoréïchites, d'abord effrayés, purent s'assurer que les Musulmans, conformément aux conventions, avaient lai — leurs armes en dehors du territoire sacre; ils se retirèrent hors de la Mecque et permirent aux pèlerins de procéder aux toiiiuees rituelles. El-Wâqidi raconte que le Prophète

ne descendit pas de sa chamelle et se contenta de toucher la pierre noire avec son bâton. Cette altitude parut plus tard si étrange que tout souvenir en disparut de la tradition.

Les Musulmans ne devaient rester que trois jours: vers le milieu du quatrième, les Qoréïchites, ue \r>. voyant pas mettre en route, vinrent faire observer au Prophète qu il

n'était pas fidèle aux conventions; celui-ci se rendit à celle bonne raison ci donna l'ordre de lever le camp, après avoir essayé eu vain d'obtenir quelque délai. Cela lui coûtait

beaucoup, car il avait profité de sou séjour a la Mecque pour

demander en mariage Méïmoûna bini el-Hârith, belle-sœur d'el-'Abbâs. 11 voulut inviter les Qoréïchites au banquet de noces, mais les Mecquois refusèrent. La noce eut lieu à la première ("tape du retour, Sarif.

Une expédition, tentée immédiatement après contre les Banou-Soléïm, ne réussit pas; celle tribu, prévenue à temps

par un espion, tomba sur un détachement de cinquante hommes qu'avait emmené Ibn-Abi'l-'Audjà ; ceux-ci furent presque tous tués, et leur chef, grièvement blessé, eut toutes les peines du inonde à retourner à son point de départ. Ainsi se termina l'année 7.

Le début de Tannée suivante fut marqué par la conversion d'Atur ben el-'Àç et de Khàlid ben el-Walid, qui devaient devenir les grands généraux de l'islamisme naissant et lui conquérir d'immenses provinces. Il parail bien que ces conversions n'eurent pas lieu par suite d'une forte conviction intérieure, mais plutôt par suite de circonstances politiques et d'intrigues secrètes : pour Khàlid, Mahomet cherchait par tous les moyens à l'attirer de son côté, en lui promettant une situation en vue dans la nouvelle société; d'autre part Khàlid avait été frappé par le manque d'entente des Qoréïchiles, en face de la solide discipline des Musulmans ; il se décida pour le parti qui lui semblait le plus fort.

Le cours des expéditions, tantôt heureuses, tantôt malheureuses, reprit bientôt. A Kadîd, les Musulmans, au nombre d'une dizaine, qui avaient surpris et pillé le camp des Banou- Molawwih pendant la nuit, auraient facilement été détruits au retour si des pluies abondantes n'avaient pas gonflé les ruisseaux de manière à empêcher les poursuivants de passer. A Dhàt-Atlàh, une petite troupe de quinze hommes fut entièrement massacrée par les Bédouins qu'elle avait voulu assaillir. Les vingt-quatre hommes envoyés à es-Siyy, dans la région des Banou-Amir ben Ça'ca'a, rapportèrent un butin considérable.

C'est peut-être pour venger l'insuccès de Dhat-Allàh, qui n'était pas fort loin de la Syrie, que Mahomet se résolut à envoyer une grande expédition contre Mo'ta, dans le Balqà Syrie centrale). On dit aussi que là se fabriquaient d'excellents sabres dits machrafiyya, c'est-à-dire « des hauts plateaux » (mac/ulrif), et qu'en dirigeant une razzia de ce côté, Mahomet espérait se fournir à bon compte de ces armes réputées, dont il projetait de se servir contre la Mecque. Préoccupé de divers côtés, peut-être un peu fatigué à son âge, le Prophète ne prit pas lui-même le commandement de

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l'expédition, qui se montait, dit-on, à trois mille hommes et cessait d'avoir le caractère d'une simple razzia ; c'était une vraie guerre qui commençait. Ces troupes lurent placées sous le commandement de Zéïd beD Hâritha; sous ce chef se trouvaient Dja'far, fils d'Abou-Tâlib et frère d' Ali, et 'Abdallah ben Rawâha. Rien de plus risqué que cette expédition qui, dirigée contre un poini de la frontière des possessions romaines, allait attirer l'attention sur ce qui se passait au désert. Après une rencontre à Wâdi'1-Qorà avec une avant-garde de l'ennemi, les .Musulmans s'arrêtèrent deux jours a .Ma an pour délibérer, car le bruit courait que l'empereur Héraclius en personne, était campé en Syrie centrale avec deux cent mille Arabes. Abdallah ben Rawàha décida les Musulmans à livrer bataille; ils s'avancèrent jusqu'aux hauts plateaux, mais les trouvant effectivement occupes par des troupes romaines flanquées de leurs alliés arabes, ils reculèrent jusqu'à Mo'ta, poursuivis par l'ennemi, dont Théodore, lieutenant de l'empereur, avait pris le commandement. Les .Musulmans avaient mis pied à terre; ne sachant pas se former en carré, ils lurent enfonces par une grande charge1 de la cavalerie auxiliaire, composée d'Arabes chrétiens et païens. Zéïd périt d'un coup de lance ; il eut le temps de remettre l'étendard à Dja'far, qui fui tué presque immédiatement; Abdallah tomba criblé de blessures. I. 'armée n'avail plus de chefs. Khàlid ben el-Wélîd prit le commandement, rassembla les troupes dispersées, lit face à L'ennemi et put battre en retraite, ramenanl à Médine les débris de l'armée; mais ce fut un véritable désastre. Les Musulmans perdirenl là nombre de leurs personnalités les plus considérables. Encore aujourd'hui, Mo'ta est un lieu de pèlerinage fréquenté : on y a élevé un mausolée sur le tombeau de Dja'far, que la légende populaire a surnommé Tavvàr, g celui qui vole comme un oiseau », attendu que le Prophète, quand on luiappril que son cousin avail eu les deux mains coupées a coups de sabre, affirma que. dans le paradis,

Dieu lui axait déjà donné deux ailes d'oiseau pour remplacer les membres qui lui manquaient.

On rentra bredouille de l'expédition de l'ii.ii es-Sélâsil,

commandée par 'Ami- ben el-'Âç, dont c'étaient les débuts comme chef musulman. Dans celle qui est connue sous le nom de Sîf el-Bahr (rivage de la mer Rouge) ou de Khabat, du nom d'une plante qui sert à nourrir les chameaux, les Musulmans faillirent mourir de faim; la provision de dattes emportée avec eux s'étant épuisée, ils durent se nourrir des feuilles de khabat qu'ils rencontrèrent. Qaïs ben Sa'd promit deux wasq de dattes à livrer a Médine, à quiconque lui amènerait un chameau; il offrait, pour le payement, la garantie de son père. Au bout de trois jours, 'Omar fit interrompre ce marché, ayant réfléchi que Qaïs n'avait pas le droit de ruiner sa famille. Il fallut rentrer à Médine sans avoir réussi. La dette contractée par Qaïs fut intégralement acquittée par son père, qui de plus lui fit cadeau en propre de quatre jardins de palmiers, afin qu'il put en disposer à son gré, en de semblables conjonctures, sans avoir besoin de compromettre la parole paternelle. Une proie inattendue avait aussi contribué à sauver les Médinois : une baleine s'était échouée sur la plage ; poussés par la faim, et sans tenir compte de l'interdiction qui pesait sur les viandes mortes, les Musulmans s'en nourrirent pendant dix jours.

'Abdallah ben Abi-Hadrad el-Aslamî, compagnon du Prophète, désirait épouser la fille de Sorâqa ben Hàritha en- Nadjdjâri, mort sur le champ de bataille de Bedr, mais il n'avait pas la somme nécessaire pour constituer le douaire de sa femme. Il s'adressa au Prophète, qui ne put l'aider autrement que par le conseil d'attendre une occasion favorable de s'enrichir au moyen du butin pris sur l'ennemi. Cette occasion se présenta lorsque Piifà'a ben Qaïs vint camper à el-Ghâba (la forêt) près de Médine, pour soulever les Banou- Qaïs contre Mahomet. Celui-ci envoya 'Abdallah, en corn pagnie de deux autres Musulmans, pour tâcher de surprendre le chef de l'expédition. Ce chef, au coucher du soleil, ne voyant pas rentrer ses troupeaux, partit à leur recherche ; il tomba dans l'embuscade qui lui était tendue et fut tué d'un coup de flèche. Alors 'Abdallah se précipita, avec ses deux compagnons, au milieu du camp, en poussant le cri de guerre : Allah akbar (Dieu est le plus grand ! et l'ennemi,

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les croyant l'avant-garde de troupes nombreuses, s'enfuit précipitamment, laissant aux mains des trois audacieux un butin considérable. Avec les treize chameaux que le Prophèle lui donna pour sa part, 'Abdallah put conclure le mariage qui lui tenait à cœur.

Prise de la Mecque. — Voyant s'affermir son autorité, Mahomet résolut de porter le dernier coup aux Qoréïchites en allant attaquer la Mecque. C'était une rupture du traité d'Hodéïbiya. Le motif plausible en fut que les Banou-Bekr, confédérés des Qoréïchites, eurent une dispute avec les Hanou Ka'b, qui sollicitèrent le secours du Prophète. Celui-ci se mit en marche, sans qu'on sût d'abord si son but était la Mecque, ou Ta r f ; Abou-Sofyàn, Hakim ben Hizâm et Bodéïl ben Warqâ furent envoyés par les Qoréïchites pour découvrir 1<véritable dessein de Mahomet, qu'ils rencontrèrent à Marr e/h -Xhahràn : ils entrèrent dans sa tente, et firent acte de soumission. A partir de ce moment la reddition de la Mecque était sûre. Le Prophète y entra sans combat, sauf quelques escarmouches entre l'ennemi et les troupes de Khàlid ben el-Wélîd, qui commandait un détachement chargé d'entrer à la Mecque par la partie basse de la ville, et qui avait reçu l'ordre de ne pas combattre s'il n'éprouvait pas de résistance. Ainsi s'accomplit, sans coup férir, un des faits les plus considérables de l'histoire du monde. L'islamisme venait de se créer un empire.

Nous n'avons pas de lumières suffisantes pour pouvoir apprécier le rôle joué en cette circonstance par Abou-Sofyân. Les Qoréïchites le soupçonnèrent de s'être laisse acheter. Il es1 certain qu'il joua un rôle double, qu'il passa toul ;i coup du côté de Mahomet, et que, a son retour à la Mecque, il lit un tel rapport de la force des Musulmans que les Qoréïchites i énoncèrent à toute résistance. Il avait obtenu d'ailleurs la promesse que tous ceux qui se réfugieraient dans -a maison auraient la vie saine et conserveraient leurs biens : il n'est pas besoin d'autre preuve d'une entente secrète entre les deux chefs. Mahomet n'avait plus de maison ;< la Mecque : relie qu'il a\ait cédée ;i son cousin 'Aqil. frère d' Ali. avait été vendue par celui-ci. Il lit dresser s;i tente de cuir sur le

versant du mont Hadjoûn; puis, après un repos de quelques instants, il remonta sur sa chamelle et, toujours armé, s'avança vers la Ka'ba, toucha la pierre noire de son bâton sans mettre pied à terre et poussa le cri Allah akbar ! qui f ut répété par tous les assistants. Il fit une prière de deux génuflexions, s'approcha du puits de Zemzem et se fit donner un peu d'eau dans un seau ; il entra dans l'intérieur de la Ka'ba sans vouloir toucher au trésor qui y était renfermé, puis il en sortit et, à la vue de tous, mit dans la manche de son vêtement les clefs de la Ka'ba qu'on lui avait apportées. Après un discours qu'il prononça, il remit ces clefs à 'Othmân ben Talha, faisant signe qu'il lui confiait la garde héréditaire du sanctuaire, et il continua à El-'Abbâs, son oncle, le droit d'abreuver les pèlerins s'ujàya).

Le Prophète proclama une amnistie générale, sauf pour dix personnes qui en étaient exceptées et mises hors la loi, six hommes et quatre femmes, parmi lesquelles les deux chanteuses d'Ibn-Khatal, que les uns appellent Qoréïna et Qariba, et les autres Fartanâ et Arnab : ces deux derniers noms sont plus probables, les deux premiers, avec la seule différence d'un point diacritique, s'écrivantde même en arabe et la confusion entre les deux devant être plus facile ; le crime de ces femmes était d'avoir propagé des poésies dirigées contre .Mahomet. D'autres, adversaires déclarés du nouveau régime, n'attendirent pas la proscription pour se mettre en sûreté. Mahomet accueillit à bras ouverts ceux qui vinrent solliciter leur pardon, comme Sohéïl ben 'Amr ; Hobaïra ben Abi- Wahb el-Makhzoûmi et Ibn-er-Ziba'ra s'enfuirent à Nedjrân : leurs récits jetèrent répouvante parmi les habitants, qui se mirent incontinent à réparer les murs de la forteresse. Ibn ez-Ziba ra, se fiant à la générosité de Mahomet qui lui était promise par certain vers du poète Hassan ben Thàbit, retourna bientôt à la Mecque, mais le farouche Hobaïra resta jusqu'à sa mort dans la cité du Yémen, fidèle à ses anciens dieux et composant des élégies sur la conversion à l'islamisme de sa femme Omm-Hâni Uind, fille d'Abou-Tâlib et soeur d'Ali.

La situation d "Abdallah ben Sa'd ben Abi-Sarh était

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