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LES WAH HABITES

pèlerinage de la Mecque fut la voie de pénétration de la réforme. Dans le premier quart du dix-neuvième siècle (vers 1820), le Séyyid Ahmed de Barêli, au retour des villes saintes, se fit le propagateur des idées du fils cb'Abd-el- Wahhâb et, dans son zèle pour le rétablissement de l’Islam primitif, n’hésita pas à engager la guerre sainte ( djihâd ) avec ses adversaires. Il périt dans un combat, en 1831, mais l’influence de ses prédications se fait encore sentir aujourd’hui.

Sans doute, le wahhâbitisme a développé extraordinairement le fanatisme des habitants du Necljd, mais il est impossible de nier que ce fut, de bonne foi, un retour aux conditions premières de l’Islamisme. Quand ces sectaires attaquaient à l’improviste une tribu ou une ville, ils ne procédaient toutefois pas par surprise, ils leur signifiaient tout d’abord, parla proclamation d’un héraut, les conditions auxquelles elles devaient souscrire; si elles les rejetaient, elles étaient prévenues que la menace du sabre deviendrait réellement exécutée. Souvent le héraut était muni d’une lettre de l’émir, conçue dans les termes suivants : «Je vous envoie le livre sacré, croyez-y ; ne soyez pas du nombre de ceux qui en ont perverti le texte et qui donnent un compagnon à Dieu. » Si la tribu ou la ville, par crainte du pillage certain, se soumettaient aux conditions imposées, l’émir leur nommait un gouverneur, chargé d’exiger, aux termes de la loi divine, la clime de tout ce qu’elles possédaient.

Toute espèce de décoration fut bannie des mosquées, où bonne vit plus ni minarets ni dômes; le nom de Mohammed disparut de la formule de profession de foi et ne fut plus prononcé dans les prières. Tous les oratoires élevés à la mémoire des chéïkhs et des imams furent démolis par eux; les funérailles de leurs morts se célèbrent sans pompe, et les tombes ne sont revêtues d’aucune décoration funèbre. Leur vie rustique n’a rien à faire avec leurs croyances : c’est celle de tous les Arabes de la péninsule arabique, dont la nourriture est naturellement très frugale.

Par une application stricte du texte du Qorân, les Wahhâbites haïssent moins les Juifs etles chrétiens que les Musulmans, parce que les premiers jouissent d’une situation

légale que les seconds, à leurs yeux, ont perdue par l’hérésie dont on les accuse, accusation qui repose sur les innovations introduites par le cours des siècles et les différentes influences qui se sont exercées sur la religion islamique, et sur les cérémonies supertitieuses qui sont venues obscurcir l’esprit de la révélation primitive.

LES WAHIIÂBITES

DYNASTIE WAHHAB1TE

Mohammed Ibn-Sa'oùd (f 1179-1765).

'Abd-el-'Azîz (f 1218-1703).

Sa'oud (f 1229-1814).

'Abdallah (f 1234-1818).

Turkî (*|* vers 1830).

Faïçal.

Khâlid.

Ibn-Thanayân.

Faïçal, pour la deuxième lois.

‘Abdallah II.

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