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partisans n’ayant pas été assez forts pour le défendre contre les entreprises de l’atabek Séïf-eddin Djaqmaq qui se fit proclamer sultan sous le nom d’el-Mélik ezh-Zhâhir (mercredi 19 rébî' I 84 2 = 9 septembre 1438). Djaqmaq avait soixantesix ans quand il monta sur le trône; son règne ne fut marqué au début que par une révolte de la Syrie faite au nom du sultan détrôné, Yousouf ; celui-ci s’échappa delà citadelle déguisé en cuisinier, mais ne put pas sortir du Caire, où il se cacha; bientôt découvert, il fut interné à Alexandrie. On reprit aussi les expéditions maritimes ; cette fois, Rhodesétait visée par les Mamloûks; mais deux tentatives qu’ils firent pour s’en emparer n’aboutirent qu’à des incursions de pillage (844-1440 et 848-1444). Djaqmaq permit au Chah de Perse d’envoyer couvrir la Ka ba des voiles qu’il offrait, et punit sévèrement les auteurs d’une sédition qui s’attaqua à la suite de la reine, veuve de Tamerlan, se rendant au pèlerinage.
Il convient de noter la mort du khalife abbasside el-Mo'tadid (845-1441) qui avait occupé ce poste spirituel pendant vingt-neuf ans, laissant le souvenir d’un pontife pieux et vénéré : il en fut de même de son frère jumeau el-Mostakfibiilali, qui occupa pendant dix ans ce haut poste (jusqu’en 855-1451) ; ainsi comprise, la dignité de khalife ne pouvait porter ombrage au détenteur du pouvoir réel, au sultan. Ce fut un troisième frère, el-Qâïm-bi-amr-illah qui leur succéda. Le sultan était malade; ses douleurs prirent une intensité telle que le vieux Djaqmaq, qui avait près de quatrevingts ans, résolut de déposer le pouvoir et d’abdiquer en faveur de son fils Fakhr-eddin Othmân (el-Mélik el-.Mançoiir), fils d’une esclave grecque, âgé de dix-huit ans; il mourut d’ailleurs bientôt, le 3 çafar 857 (13 février 1453). Cruel et avare, le jeune sultan vit tout le monde lui tourner le dos, à l’exception de ses propres Mamloûks; ses adversaires, d’accord avec le khalife, traité avec fort peu de respect à la cérémonie de l’intronisation, résolurent de porter au pouvoir le vieil Abou’n-Naçr Inâl, qui avait commandé la flotte dans l’expédition de Rhodes; on assiégea la citadelle, qui fut prise au bout d’une semaine; il y avait un mois