‹ Histoire des Arabes et des Mores d'Espagne, traitant de la constitution du peuple arabe-espagnol, de sa civilisation, de ses mœeurs et de son influence sur la civilisation moderne (volume 3)Chapitre 22 sur 63 · REGLEMENTS RELIGIEUX · texte numérisé non relu

REGLEMENTS RELIGIEUX

Dans les aljamas (mosquées principales) , des prédications et des lectures pieuses doivent être faites tous les ajournas {jours (f assemblée, jours samis).

Tout hameau de douze maisons doit avoir une mosquée. Chaque mosquée où se réunissent au moins douze chefs de fapaille, doit avoir un alfaki (al-faqyh, pré^rc, desserrant), pour y dire la khothbah (prière publiqiLe).

Dans chaque mosquée, les cinq azalas [al-ssalâh, prières)^ seront dites chaque jour aux heures de ssobehh^ ikohour^ a'sser^ maghrêb et a'schâ.

Pendant l'office de la djouma ^ on ne peut ni vendre, ni acheter, ni se livrer à aucune occupation profane.

Tout fidèle doit entendre la khoMfobàe la djouma, s'il peut arrlTer à une mosquée en sortant de chez lui au lever du soleil , pour y revenir au coucher.

Dans les mosquées, les vieillards sont placés d'abord, puis les jeunes gens, puis les femmes dans un lieu caché. Les hommes ne peuvent sortir que lorsque les femmes sont parties.

Les djaumas, tout musuhnan doit se vêtir de ses habits les plus propres, et s'occuper de bonnes œuvres.

A la célébration des deux Pâques i'cUfUra (yd-al-fitrah) , ou sortie du RamadhAn (carême), de la fôte des victimes ou des agneaux (yd-al-dhehhfiyâ, ou yd-al-korban ) , on doit cesser les réjouissances mondaines qui s'étaient introduites dans ces fêtes, telles que cdlesde se Jeter des eaux de senteur, des oranges, des fruits, ou de danser en troupes dans les rues; on les sanctifiera par des aumônes, par des visites aux pauvres et aux savants.

Les aumônes en argent ou en denrées seront recueillies, dans chaque bourg ou village, par deux ou trois personnes de confiance, qui en râleront l'emploi. Après des distributions faites aux pauvres et aux orphelins, ces aumônes serviront au rachat des captifs, et à I» réparation des mosquées, des chemins, des ponts, des fontaines.

Les prières contre la sécheresse ^doivent être faites, non dans les rues, mais au milieu des champs.

Les réunions nocturnes de plusieurs familles dans les mosquées sont défendues. Les femmes ne peuvent faire de neuvaines qu'en compagnie d'autres femmes, ou de leur mari, de leur père, de leurs frères, cousins ou neveux. Les jeunes filles ne peuvent point en faire, ni suivre les enterrements.

Personne ne pourra être enseveli dans des étoffes de soie, avec de l'or ou de l'argent, mais dans de la toile blanche avec des parfums. Aucune femme, si ce n'est celle du défunt, sa mère, sa sœur, sa cousine ou sa nourrice, ne pourra l'ensevelir. 11 est défendu de louer des pleureuses pour simuler des regrets qui n'existent pas. L'éloge du défunt ne peut être prononcé que par Valfaki ou le chef du convoi. On ne pourra enterrer avec le mort aucune amulette, ni aucun écritf tel que la demande et la réponse de la fosse.

Les fêtes des noces et celles des bonnes fées {Imenas hadas), fonr

donner le nom aux nouveau-oéSy sont permises. On pourra s'y livrer à des danses modestes, mais sans ivrognerie ni excès.

RIgCbMSNTS MILITAIRBS.

Tout guerrier fuyant devant un ennemi moins de double en nombre, sinon par ordre de ses chefs, est puni de mort.

Défense est faite aux gens de guerre de tuer les femmes» les enfonts, les vieillards, les malades, les religieux, à moins qu'ils ne soient armés et aidant Tennemi.

Après le prélèvement du cinquième pour le roi, le butin doit être divisé avec justice.

Le cavalier reçoit deux rations de vivres; le fantassin une.

Ceux qui, dans une ville prise, se feront musulmans, conserveront leurs biens, et, si ces biens sont déjà distribués, on leur en rendra la valeur.

Les jeunes gens ne pourront aller à la guerre qu'avec la permission de leurs parents, à moins que ce ne soit pour un cas de défense. 11 en est de même du pèlerinage à la Mekke.

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