RÈGLEMENTS CIVILS
Des icmirs seront établis dans chaque quartier et dans chaque marché pour y maintenir le bon ordre. Les divers quartiers d'une ville seront fermés pendant la nuit, et des rondes nocturnes seront faites pour la sûreté des habitants.
Dans les crimes d'adultère, d'homicide et autres emportant la peine de mort, si les coupables et complices n'avouent pas, ils ne pourront être condamnés que sur la foi de quatre témoins oculaires. Précédemment, les adultères devaient mourir lapidés, et les jeunes gens non mariés qui commettaient une faute devaient être punis de cent coups de fouet et d'une année d'exil ; à l'avenir, ces délits seront laissés à l'arbitre du juge, et les coupables, dans le second cas, seront mariés ensemble, s'ils sont égaux.
Les gens qui périssent par la main de la justice seront enterrés dans les cimetières musulmans et avec les prières d'usage.
Les délits de vol sont également laissés à l'arbitre du juge pour la fixation du châtiment. Jusqu'alors, d'après la loi, si quelqu'un volait, dans un lieu clos, une valeur d'un quart de dobla d'or et au-dessus, qu'il fût homme ou femme» libre ou eedave, dès que l'homme avait quinze ans et la femme treize, il était puni par la perte de la main droite. Au premier vol, on coupait la main droite ; au seeond, le pied gauche; au troisième, la main gauche; au quatrième, le pied droit. Le cinquième vol était puni de la prison perpétuelle.