VIII PRÉFACE
par une élection unanime, h faire partie de Tacadémie espagnole, dont il était secrétaire perpétuel, m'écrivait, à propos de mon E$$a% : <c Vous avez trouvé la clé de « notre histoire. »
C'est avec le même sentiment de bienveillance que l'éditeur d'une traduction espagnole {^) expose les raisons qui lui ont fait préférer ce simple Essai aux autres ouvrages, même de sa nation, a Gonde, dit-il, a amassé a des matériaux ; Viardot les a mis en œuvre pour élea vér son édifice.... Viardot doit beaucoup à Gonde, <( mais les amis de l'histoire doivent plus à Viardot..., » ajoutant d'autres éloges que je më garderai bien de transcrire, tant ils étaient peu mérités par une œuvre si imparfaite.
Aujourd'hui, après bientôt vingt années occupées de travaux divers, j'ai refait, arrivé à l'âge mûr, cet ouvrage de jeunesse. L'édition de 1833 était dès longtemps épuisée, et quelques amateurs de livres sérieux, en France ou à l'étranger, demandaient encore des exemplaires qu'on ne pouvait plus leur fournir. Ce n'est pas, toutefois, une autre édition, c'est un autre livre que je leur présente. £n conservant la forme et les divisions du précédent Essai, comme on conserve le plan d'un édifice abattu, je l'ai reconstruit de fond en comble, pou-
(>) Te$oro de autore^ Hu$tre4 — Obras de Viardot — BArcelona, 1844.
PRÉFACE. IX
vaut* avec de plus amples matériaux , lui donner de plus amples développements. Voilà pourquoi je Vappelle aujourd'hui : Histoire des Arabes et des Mores d Espagne; non que je le croie beaucoup moins indigne de ce nom plus ambitieux, mais pour montrer, par le changement du titre, que cette nouvelle édition est vraiment un livre nouveau.
Novembre 1850.
DBS