‹ Histoire des Arabes et des Mores d'Espagne, traitant de la constitution du peuple arabe-espagnol, de sa civilisation, de ses mœeurs et de son influence sur la civilisation moderne (volume 3)Chapitre 53 sur 63 · DE LA PREMIÈRE ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA PREMIÈRE ÉDITION

En publiant, l'année dernière, tE$$ai sur VhisUnre de$ Arabes et des Mores d'Espagne, je disais que, pour rendre à la vie historique un grand peuple qui a disparu de la face de la terre , il faudrait que les Arabes trouvassent ce qu'ont eu les Écossais : un Wal ter-Scott, complétant l'œuvre d'un Robertson. Je tente aujourd'hui, non certes d'imiter le premier, après m' être tenu si loin du second , mais simplement de compléter mon propre ouvrage, en ajoutant aux aperçus généraux des événements historiques, d'autres aperçus de mœurs publiques et privées. Xavais senti, dès l'origine de mon travail, la nécessité de cette continuation ; mais

tn PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION.

sa difficulté m'effrayait, et m'avait retenu. J'ai pris enfin un moyen terme entre mon Aésir et mon insuffisance. Au lieu d'ordonnancer et de peindre le grand tableau d'un roman historique, devenu si difficile , sur toute matière, par la comparaison, et peutrétre impossible pour le sujet particulier, j'ai borné ma tâche à dessiner une espèce ÔLalbum^ dont les feuilles détachées offrissent un à un les objets les plus saillants et les mieux connus, et qui, se tenant du moins entre elles par le lien d'une même époque et de mêmes personnages, formassent un tout, ayant son commencement et sa fin. Cette humble forme, infiniment plus à ma portée, épargnera de même au lecteur les imperfections plus grandes d'un cadre plus ambitieux.

Ge livre n'est pas du roman ; enowe moins du drame, malgré son titre; c'est de l'histoire, de l'histoire anecdotique et descriptive. Voilà comment je désire qu'il soit considéré par ceux qui le liront. Si je n'avais craint que les notes ne vinssent à tenir plus de place que le texte» j'aurais pu appuyer chaque détail d'une citation de quelque autorité. Tout est pris, soit dans les auteurs espagnols, tels que Gasiri , Conde , Ândrès, Ferez de Hita, Hurtado de Hendott, Bleda^ Marmol , etc., soit dans les précieux travaux de nos orientalistes, d' Bibelot, Savary, liouradgêa d'Hosson, MM. Silvestre de Sacy, Quatremère, Grang^ret de la Grange, Garcin

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