DE LA PHILOSOPHIE CHEZ LES ARABES. 401 'À
ipable de parvenir; force nous est de les accepter, quoique ous ne puissions les déduire, à l’aide de la logique, de rincipes connus. 11 n’y a rien de déraisonnable dans la îpposition qu’au-dessus de la sphère de la raison il y ait ne autre sphère , celle de la manifestation divine ; si dus ignorons complètement ses lois et ses droits , il suffit ne la raison puisse en admettre la possibilité. » 11 joignait ces tendances religieuses un grand amour de la morale, ience trop souvent négligée par l’école arabe ; tous ses ;rits sont remplis d’exhortations à faire le bien, à éviter le al , à montrer des mœurs austères , à maîtriser ses pas- , ons. On s’est complètement mépris dans l’appréciation d’un î ses ouvrages, intitulé : Destructio philosophorum.
3m me il le dit lui-même dans un passage dont personne n’a nu compte, il ne cherche pas à leur opposer des arguents tirés de sa propre philosophie, mais il range méthoquement les opinions antiques des philosophes pour étair qu’ils ne s’accordent pas, que tel système en détruit un itre, en un mot, que parmi les philosophes la discorde gne perpétuellement.
Si nous jetons maintenant un regard sur les sectes secondes qu’on peut rattacher aux divisions que nous avons diquées d’une manière générale, nous voyons que les ■abes comprenaient les sceptiques sous le nom de sophis- L î, de somanites, et de mathématiciens; venaient ensuite î dahriites ou fatalistes, dont les idées absolues servaient de amp à la polémique, et les naturalistes, qui rejetaient ^mortalité de l’àme et la résurrection.
Parmi les sectes matérialistes, on distinguait les sifatites, les hbihites,leskharamites,leshaidhamites,lesmoattellas,etc.
Les hernanites, qui formaient une branche de la grande : iche sabéenne, et qui dérivaient, selon le témoignage de . tatibi , d’un certain Hernan, professaient la doctrine de la i itempsycose , et mêlaient au sabéisme les idées néopla- 1 îiciennes ; on retrouve leurs opinions dans Raymond Lulle < chez les astrologues ou alchimistes de l’Europe.
-.es talimites, appelés dans le Khorasan malhadet, et dans 1 ak batinistes (allégoristes), kharamites et mazdakites, se
présentaient eux-mêmes comme appartenant aux ismaëliehs ;j ils s’attachaient surtout à la philosophie pythagoricienne.!
Quant aux sotifis voués à la vie contemplative, les dis-l sertations de MM. Brucker, Graham, Malcolm, Hammer, Tholuk , de Sacy , les ont fait suffisamment connaître ; ils existaient certainement en Perse avant Rétablissement du| mahométisme.
Il nous reste* à dire quelques mots des môtakhallims, qui sont les théologiens par excellence des sectes orthodoxes, et! des motazélistes, les protestants de l’église musulmane. Les'
premiers reconnaissent pour leurs principaux docteurs Fakreddin-Mohammed-ben-Omar-al-Razi , mort en 1209 !
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Ali-ben-Omar-al-Khatibi, mort en 1276 , Beidhawi (Àbou Said-Abdallah-ben-Mohammed-beil-Ali), mort en 1286 selon les uns, en 1316, selon les autres, Nasafi (Aboul-Ber kat-Abdallah-Ahmed-ben-Mahmoud), mort en 1310, Schems- El-din , d’Ispahan , commentateur de Beidhawi , mort er 1348, et Alhosaïn, de Schiraz. Moyse Maimonide, qui donm sur eux une notice assez étendue, croit qu'ils ont emprunt* leurs meilleurs arguments des anciens philosophes chré-l tiens, et les oppose comme interprètes du Coran aux fokahas ou jurisconsultes qui s’appliquaient à déduire du livre dt Mahomet des règles pour la vie pratique, des ordonnance: pour les affaires temporelles, en un mot, la loi civile.
Les motazélites, qui trouvèrent comme on l’a vu, dans le: Abbassides l’appui le plus ferme, faisaient remonter l’origim u de leur secte a trois théologiens qui, après la môrt du prophète, mirent en doute le dogme de la prédestination Mohabbed-al-Djohani , Gilan de Damas et Younis l’Aswarite. Abou-Hadifah-Wacil, fils d’Ata, disciple du fatheir docteur Alhasan de Bassorah, adopta leur opinion et devin le chef des motazélites. Ils se partagèrent dès lors en un* multitude de sectes qui ne pouvaient s’entendre sur le: questions secondaires; c’étaient les hodailites, les bashrii tes , les mazdarites , les Chiiatites , les djahizites , les niza mites, etc., qui se rattachaient à deux grandes écoles celles de Bagdad et de Bassorah. Dans cette dernière ville, oi vit fleurir, après Wacil, Abou-Ali-al-Djubbai, Abou-Hashem
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