DE LA PHILOSOPHIE CHEZ LES ARABES
bd-al-Salam, Aboul-Casem, deBalkh,etc. On n’y traitait pas iulement des questions épineuses et subtiles, on cherchait populariser les opinions philosophiques motazéliles, et la rande encyclopédie Tofat-Ichwah-al-Safd sur laquelle . Nauwerck a publié une notice en 1837, en est la preuve, armi les plus célèbres docteurs motazélitës, nous mentionnons encore le chef d’école Ebn-Ayash, Abou-Iakoubl-Sahham, IBrahim-ben-Siyar-ben-Hani-al-Nizam, etc.1.
JurispraideMCt* musulmane; Ses quatre sectes orthodoxes.
On a pu reconnaître, par ce qui précède, que la théologie la jurisprudence musulmanes ne forment, en réalité, l’une seule science basée sur l’interprétation du Coran ; *, il était impossible que ie Coran pût suffire à tous les •éceptes religieux et à toutes les questions de droit; aussi, ?s l’origine, avait on recours, en certain cas, à la décision 1 prophète et de ses compagnons. Après leur mort , on i ssembla les traditions orales de leurs préceptes , et c’est nsi que fut composée la Sonnah , dès le premier siècle de légire.
Le Coran et la Sonnah n’offrant point. un système régulier* i sentit bientôt la nécessité d’en posséder un pour la théorie et la jurisprudence; quatre docteurs entreprirent ce mil. Ils considérèrent d’abord les ibadat ou pratiques ligieuses, c’est-à-dire les principes qui règlent la vie reîi- • 9use du musulman, et les maamelat ou actes civils, c’estdire les principes qui règlent la conduite du musulman ns la vie sociale. Ils appelèrent scheria la loi suprême , îdamentale, émanée de Dieu même, et les dispositions sceptibles d’être abrogées par la volonté ou le caprice des » 'constances ou des hommes, canoun, règlements, aouamir , dres , aouamir-al-sïàcieh, ordres politiques ou civils. Les lités des quatre docteurs, quoique différant en quelques rties les uns des autres , furent reconnus comme ortho-
■ . Essai sur lei ? écoles philosophiques chez les Arabes, et notamment sur la 8 Urine d’Al-Gnzzali . j.-ai* À. Schriioltièrs, Paris, 1842; ÔKlsnèr, p. 1(8 ëtsuiv.; < '/i of reliaious and philosophicat sects,by Mol). Alsharastani , Kd. W, Cureton, n cires, 1842.
doxes; ils portent le nom de leurs auteurs, et l’on distingue les rites hanéfite, schaféite, malékite et hanbalite.
Le premier de ces chefs de doctrine ou imams était Abou Hanifah-Noman-ben-Thabit, né à Koufah en 699, et mort à Bagdad à l’âge de soixante et dix ans; ses principes furen résumés par Ibrahim-ben-Mohammed-ben-Ibrahim-el-Ha lebi (d’Alep).
Le second, l’imam Schaféi, était né à Gaza en 767, et mourut en Égypte vers 819; le troisième, Malek, fils d’Anas naquit à Médine en 712, et y mourut en 795; le quatrième, l’imam Hanbal, mourut à Bagdad en 855, à l’âge de quatre-] vingts ans.
D’autres jurisconsultes, parmi lesquels nous mettrons a premier rang Mohammed-ben-Schehab-al-Zoheiri, s’étaiem empressés de consigner par écrit les traditions législatives] qu’ils avaient pu recueillir, et l’étude de la loi s’était peu à peu répandue. Ce fut le khalife Raroun-al-Raschid qui réus-j rP01 sit à fixer d’une manière convenable l’administration de la] ^ justice; en 786, il investit de la judicature Abou-Youset- ' lakoub-ben-Ibrabim, disciple d’Abou-Hanifah, et, à partir de
cette époque, il ne confia les fonctions de juge, dans toute '
l’étendue de son vaste empire, qu’à des hommes instruits que lui désignait Yousef.
En Espagne , sous le règne d’Al-Hakkam , labia qui avait entendu les leçons de Malek, celles d’Ebn-al-Casem, mort en 4 806, et d’Ebn-Ouahb , mort en 812, exerça la même autorité qu’Yousef; il substitua à la jurisprudence hanéfite d’Alaouzai (mort en 773) les principes du rite malékite, et il en fut de même en Afrique, où Sehnoun, qui vécut de l’année 776 à 854, imita l’exemple d’Iahia. Depuis cette époque, la ju risprudence malékite n’a pas cessé d'être en honneur dans le Magreb et chez tous les musulmans d’Afrique, jusqu’au Soudan ; il n’y a d’excepté que l’Égypte , où les schaféites prédominent , et où cependant les tribunaux suivent le rite hanéfite adopté en Turquie, en Tartarie et dans une grande partie de l’Inde, parce que le grand cadi siégeant au Caire est envoyé chaque année de Constantinople
Par suite de nos rapports avec les Arabes d’Afrique, c’est