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IV. JACqUES BOONBN

gradué noble du chapitre métropolitain, le 17 novem- 1604. Toutefois, il ne prit possession réelle et corporelle de cette prébende que le 23 juin 1607, après qu'il edt reçu le sousdiaconat et le diaconat (i). La môme année, il fut créé juge synodal au troisième concile provincial de Malines. L'année suivante, Tarchevéque Hovius lui confia la charge d'official de la cour ecclésiastique de Malines, en remplacement de Nicolas Oudart.

Le chanoine-offîcial fut élevé au sacerdoce le 9 juillet 1611; le lendemain il offrit pour la première fois lauguste sacrifice dans Téglise de Saint*Rombaut. Il était âgé alors d'environ trente-huit ans.

Par suite de la résignation de Guillaume Veuzels, il fut nommé conseiller ecclésiastique au grand-conseil de Malines, le 14 septembre 1611. En faisant cette nomination, les archiducs Albert et Isabelle satisfaisaient à la demande du Conseil lui-même qui connaissait assez la science profonde et le mérite exceptionnel de Boonen.

Le 22 juin de l'an 1612,les chanoines le promurent, par voie ordinaire du scrutin, à la dignité de doyen du chapitre métropolitain. Cette stalle d'honneur était vacante par la renonciation de Henri François Van der Burch qui venait d'être élevé sur le siège épiscopal de Gand.

Dans ces diverses positions, Boonen donna des preuves si éclatantes de dévouement, de piété et de talent, que la cour de Bruxelles le désigna au Pape

(1) Il ne commença la résidence qu'en jain 1611, quelques jours avant son élévation au sacerdoce.

pour succéder à messire Van der Burch qu'elle venait de transférer de TÈglise de Gand au siège archiépiscopal de Cambrai. A propos de la translation de Van der Burch, la Gallia Christiana dit que le pieux archiduc Albert montrait un tact tout particulier dans le choix des prélats belges, n'accordant jamais à la faveur, mais tout au vrai mérite : In Praesulibus Belgii deligendis singidare judicium adhibebat^ non gratiae quidquaniy sed tolum meritis tribttens. Ce beau témoignage fait aussi l'éloge de Jacques Boonen.

Le nouvel évêque de Gand, ayant reçu de Rome les bulles d'institution revêtues duplacet du gouvernement, entra en possession canonique de son siège, le 13 janvier 1617, par procuration donnée au prévôt Varœus. Le 5 février suivant, il fut sacré dans notre basilique métropolitaine (i) par son ami Mathias Hovius, assisté des évoques de Bois-le-Duc et d'Anvers, Nicolas Zoësius et Jean Malderus. En prenant la crosse pastorale, il avait accompli sa quarantequatrième année.

Dès les premiers jours de son épiscopat, il montra pour ses ouailleo une sollicitude vraiment paternelle, et envers les indigents une générosité aussi ingénieuse qu'inépuisable. On eût dit qu'il était généreux par goût, par penchant, si l'on ne savait pas d'ailleurs qu'il l'était par charité chrétienne. Les biographes qui l'ont vu et connu de près, le représentent comme l'émule des Nicolas de Myre et des Thomas de Villeneuve. Mais nonseulement il était le nourricier des pauvres, mais aussi

(1) Selon le Dr Van De Velde, dans la cathédrale de Gand.

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