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IV. JACqUES BOONBN

son amour pour tous les Belges et nous reud des services. Vous avez demandé au R. P. Bérulle, supérieurgénéral de la congrégation de l'Oratoire, quelques hommes éminents afin de propager cet institut chez nous... Suivant le conseil de M. Jansénius, j'écris au R. P. Bérulle, et je le prie qu'il daigne nous envoyer trois prêtres à cette fin... Je lui demande d'en envoyer qui soient dans les conditions désirées : rogo taies mittantur quales D, Jansenius dixU, et D. Calenus scripsit(i). u De fait, au commencement de septembre 1626, arrivèrent à Bruxelles le P. Bourgoing, le P. Prépavin, le P. Guyon et un frère-servant. Le 1 1 octobre suivant, l'Oratoire s'ouvrit solennement à Louvain; ce fut la première maison (2). La maison de Bruxelles, dotée en grande partie par l'Infante, s'ouvrit vers la Pàque de 1632 sous la direction du P. Bourgoing, et celui-ci, ayant été bientôt rappelé en France, eut pour successeur le P. Quarré, récemment envoyé par le P. de Condren, supérieur-général à Paris. En 1639, l'archevêque confia aux prêtres de rOratoire la cure de Laeken dont il était le coUateur en qualité de prélat d'Afflighem. Quelques années plus tard, en 1650, il les mît, comme desservants ou vicaires, à la tête de la paroisse de Fines-Terre, à Bruxelles, et parvint à leur procurer sept chapeUenies

(1) Lettre datée du 26 mai 1626, citée dans Vlmago primi saeuli JoMMniêiafum, t. I, p. 616 (mss. de l'archevêché). L'un des Oratoriens spécialement désignés par Jansénins et Calenus fut le P. Quarré. Voir dans l'appendice la notice sur ce personnage équivoque.

(2) L'an 1627 entra dans l'Oratoire le P. Jean -Antoine à Gurnez, de SUvelot, mort à firnxelles en 1652. Ayant Técu longtemps à Malines, il écrivit la vie et le martyre de saint Libert.

fondées par l'Infante Isabelle dans la collégiale de Sainte-Gudule. Un grand nombre d'ecclésiastiques belges ne tardèrent pas à s'affilier à la nouvelle congrégation dans le diocèse de Malines, ainsi que dans les diocèses de Gand, de Bruges et de Ruremonde (i).

A la prière de Boonen, l'infante Isabelle écrivit au magistrat de Malines, pour lui demander de confier aux mômes Oratoriens de France la direction de l'ancienne école latine et leur permettre de s'acheter une maison dans la ville (30 novembre 1629). Le magistrat répondit favorablement aux vœux de l'Infante et de l'archevêque, par acte du 12 mars 1630. Des Oratoriens vinrent à Malines sous la direction du P. Bourgoing, et le chapitre métropolitain les incorpora au clergé du diocèse. Boonen conféra à l'un deux la cure de l'église paroissiale des SS. Jean-Baptiste et Evangéliste (2). Le premier curé oratoriea fui le Père Chrétien De Cort, d'Hilvarenbeek, qui, depuis, se rendit tristement fameux dans les affaires du jansénisme.

Le P. Quarré fonda un canonicat dans l'église de Saint-Rombaut,en 1640, et en fut le premier titulaire. Après sa mort, l'Oratoire céda ce bénéfice au chapitre

(1) Antoine Triest, évêque de Gand, leur confia en 1631 la cure et le collège d'humanités de Tamise, et la cure de Saint-Nicolas, au pays de Waes, en 1652. — Les Oratoriens s'établirent eu 1646 à Ke?elaer, an diocèse de Ruremonde, tede vacante, sur les instances de Calenus, évêque nommé. — Osiende (1662) et Fumes (1714), au diocèse de Bruges, les admirent également. -— La maison de Renaix, au diocèse de Malines, ne s'ouvrit qu'en 1713.

(2) Les Analecte» pour servir à l'histoire ejcl.dela Belgique, V, 180, reproduisent l'acte de concession d'après Foppens, Meehlinia Ckrisio naseens et erescens, t. II.

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