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IV. JACqUES BOONEN

métropolitain avec Tapprobation donnée par Tarchevêque le 5 octobre 1645. C'est en échange de cette cession que les Oratoriens acquirent la cure de Saint- Jean dans la ville de Matines.

L'Infante avait admis l'archevêque parmi les conseillers d'Etat en 1626. Le 6 juin de l'année suivante, le prélat eut la joie de consacrer l'église de Mont- Aigu, que la piété d'Albert et d'Isabelle venait d'élever en l'honneur de la Mère de Dieu. L'Infante, le marquis de Spinola et toute la cour assistèrent à cette touchante cérémonie. Le P. Josse Bouckaert, plus tard évoque d'Ipres (1641), était alors curé de Mont- Aigu.

N'oublions pas d'ajouter que Boonen s'efforça particulièrement de propager, dans les deux diocèses qu'il administra successivement, la dévotion envers la Sainte-Croix et la passion de Notre- Seigneur Jésus- Christ (i).

Le traitement dont jouissaient les chanoines de l'église métropolitaine, était loin de suffire pour leur assurer une honnête subsistance ; aus^i fit-on plus d'un essai pour améliorer leur position. Une première tentative, mais infructueuse, avait été faite en 1594, à l'époque où Mathias Hovius était vicaire-général capitulaire sede vacante. Vers l'an 1623, on essaya de transférer à Malines le chapitre collégial d'Harlebeke, près de Courtray, et d'en unir les douze pré-

(1) Voir la publication flamande dite Rond den Seerd, livraison da 23 mars 1872.

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bondes avec les quatorze canonicats de Saint-Rombaut. Ce second projet n aboutit pas davantage. Avant d'exposer ce que Jacques Boonen fit pour Textension de son chapitre, nous voulons rappeler certains détails curieux que nous puisons dans la requête présentée en 1594 au roi Philippe II (i) et dans l'exposé des motifs fait vers 1623 (2).

Quoique Saint-Rombaut soit une église métropolitaine et même la première de toute la Germanie inférieure, elle manque d'un chapitre assez nombreux pour faire convenablement le service divin au chœur et aider l'archevêque - primat dans l'administration diocésaine. Tandis que les églises sufiragantes ont des chapitres pourvus d'un bon nombre de chanoineSi la métropole primatiale, l'Eglise qui a le diocèse le plus vaste et le plus populeux, n'a qu'un chapitre de quatorze chanoines, y compris l'archevêque, le doyen et les autres dignités. Si l'archevêque en emmène quelques-uns avec lui, comme il est souvent obligé de faire, les offices du chœur ne peuvent plus se faire avec le nombre d'assistants qu'il faudrait. D'ailleurs, le revenu annuel de chaque prébende ne dépassant pas quatre-vingts ducats, il est à peine possible de trouver des hommes ayant les qualités requises qui veuillent résider à Malines. Aussi a-t-on vu plus d'une fois des prêtres savants et pieux refuser les prébendes de Malines auxquelles on les appelait, aimant mieux jouir d'un bénéfice inférieur à la campagne ou même d'une simple chapellenie, que de vivre

(1) Miraus, IV, 477.

(2) MirsQs, III, 259-263 et 268-271.

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