‹ Histoire des archevêques de Malines [microform]Chapitre 143 sur 181 · V. ANDRÉ CRUBSBN · texte numérisé non relu

V. ANDRÉ CRUBSBN

aussi remarquable par sou élégante simplicité que par ses proportions artistiques, bien qu'il soit à regretter qu*il soit conçu dans le style de la renaissance qui n'est pas celui de l'église. Il est à double fa(îe. Du côté antérieuT se lit en haut ce chronogramme heureux : sanCtUs rUMoLDUs^ et du côté opposé» au-dessous de l'ancien tabernacle, l'inscription que voici : Sancto Rumoldo Episcopo^ MecMiniensium Apostolo^ Martyri^ hujus urbis et ecclesiae Patrono^et ejussacro corpori hic recondito^ Andréas Cruesen^ V. Jrchiepiscopw Mech- Uniensis^ votivam hanc aram MDC. LXV posuit^ dedicavit. Le saint sacrifice j fut offert pour la première fois, le 25 avril 1666, par le prévôt du chapitre, François Van den Venue.

Durant des années, André Crnesen endura, avec une patience inaltérable, les tourments de calculs vésicaux ; à peine archevêque, il subit avec courage la dangereuse opération de la lithotomie, et resta, depuis assez souffrant. H fut frappé d'un coup d'apoplexie et rendit pieusement le dernier soupir à Bruxelles, le 8 novembre 1666, à Tâge de soixante-quinze ans. L'oraison funèbre du défunt fut prononcée par le prévôt du chapitre (i). Sa dépouille repose sous l'autel de Saint-Rombaut, dans la chapelle sépulcrale qu'il avait fait construire pour servir de dernière demeure à luimême et à ses successeurs.

(1) Oraiio fwathru in esequiis Illmi et Rmi D, D, Andréa Crcu- Ml {iic)„, dicta a Fr, Fan den Fenne.,, Malines, chez Gisbert Lints, pp. 14 in*4o.

848 PBfiMlÈRB PÉRIODE.

Le surlendemain du décès de] l'archevêque, rarchi' diacre ÂméCoriache fut de nouveau élu vicaire capitulaire. Ses pouvoirs devaient, de droit, expirer à rarrivée du nouvel archevêque, Jean de Wachtendonck. Mais comme celui-ci mourut avant d'être inauguré Coriaclie continua l'administration jusqu'au 3 janvier 1671.

Des Ursulines, venues de Mons, avaient fondé un couvent et un pensionnat à Bruxelles du vivant de Mgr Cruesen (1662); un peu plus tard, celles d'Huy plantèrent une colonie à Louvain (1669), et celles de Namur à Malines (1680). Vers la même époque. Tordre de la Visitation, également voué à Tinstruction des jeunes filles, établit un couvent à Bruxelles (12 février 1667), non sans rencontrer d'abord uue vive opposition (i). Ces maisons sont les seules que la Ciongrégation de Sainte-Ursule et la Visitation aient possédées dans le diocèse de Malines. A la fin du siècle dernier, elles subirent le sort de toutes les autres communautés religieuses du pays.

(1) Vannée tainU, pag. 271.

APPENDICE

Contrat entre VAbbaye (VAfflighem et P Archevêché.

Avant d'esqnisser la vie de Jean de Wachtendonck, il nous faut rappeler que c'est sons Tépiscopat d'André Cmesen que se termina le procès intenté par les moines d'Âfilighem contre le chapitre métropolitain et l'archevêché. Ceci demande quelques éclaircissements ultérieurs.

Le lecteur se souvient sans doute que l'antique abbaye d'Âfiighem, avec les prieurés de Basse- Wavre, de Frasnes et de Bomhem^ de l^ordre de saint Benoit, était incorporée à l'archevêché de Malines et constituait la mense des archevêques qui étaient les vrais abbés d'Âfflighem et par conséquent les supérieurs des trois prieurés.

Bien que la discipline monastique n'en souffrit aucune atteinte, les religieux portaient le fardeau de l'incorporation de mauvaise grâce et travaillaient constamment pour s'en débarrasser, on tout au moins pour en diminuer les effets. Profitant des bonnes dispositions et de l'âge avancé de Jacques Boonen, ils adressèrent des requêtes, en ce sens, à la cour de Madrid. Durant l'été de 1650, il fut convenu à l'amiable entre ce prélat et son ami, le F. Bobert Estrix, prévôt d'Afflighem depuis la mort de Benoît Haeftenus ou Yan Haeften (pag. 262), arrivée en 1648 (l), que le monastère céderait

(1) Le P. Estrix, natif de Malines, donna une partie de la statue

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an aicheréqnes-abbés la propriété de la moitié de ses biens, mais serait propriétaire indépendant de Tantic moitié, sous certaines réserves soigneusement fixées et sauf la confirmation du Saint-Siège et de S. M. Catholique le roi d'Espagne. De bit, Philippe lY ratifia la transaction par lettres datées de Madrid, 11 février 1652; mais le Saint-Siège, auquel on s'était également adressé, diSera prudemment sa réponse.

Les ardents désira des religieux, allaient être remplis. Mais le démembrement du temporel de Tabbaje portait manifestement préjudice à l'Eglise de Malines. Aussi le chapitre métropolitain crut-il devoir s'opposer à l'exécution du contrat de 1650, et il détermina l'archevêque à revenir sur ses pas. Jacques Boonen, mieux instruit par ses conseillera naturels, révoqua son consentement par acte passé devant notaire, le 22 mai 1655.

a (Gum) modo dictus comparens (Ârchiepiscopus) advertat, quod dicta concordia, per quam quidem inter alia medietas omnium bonorum dicti monasterii, sicut praefertur, metropolitanae Ecclesiae suae perpetno uniti, tribuebatur dictis religiosis, etc. plurimnm mutato ab eo tempore in Belgio, Begi nostro obediente , rerum statu, difficulter admodum, imo, moraliter loquendo, nnllo modo mandari possit execntioni et ad bonum finem dednci : hinc est quod praefatns Ulustr. D. Archiepiscopus praefatam concordiam, cujus confirmationem per quinquenuium fere a Sancta Sede impetrare non potnernnt dicti religiosi, in omnibus et singulis ejus punctis revocandam, annihilandam, ab eaque omni meliori via et modo quibus fieri potest recedendum duxerit, et de facto eamdem

miraculea&e de N.-D. d'Afflighem à sa famille qui en fit faire une statue nouvelle. Plus tard cette statue fut placée dans une chapelle que Gaspar Estrix, seigneur de Swy?eghem, fit construire au hameau de Geerdeghem sons la paroisse de N.-D. Tans-Dyliam. Cette chapelle, oairerti en 1730, portait le vocable de N.-D. trjJKgiem. Voir De Mnaek, OêdenifSchfi/ieii, pag. 30.

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