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temps de faire paraître les images et les reliques de la mère de Dieu et celles des saints dans les processions théophoriques, (celles où l'on porte la divine Eucharistie), mais il indique en môme temps à quelles conditions il autorise les réguliers à suivre cet ancien usage. La première est que les images et les reliques ouvrent la marche et qu'entre elles et le Saint-Sacrement il j ait une distance raisonnable : hoc servato, ut didae reliquiae et imagines portentur in principio processionis inter prima lumtna, ita ut inter ipsas et Sanctissimum Sacramentum ait raiionàbilis et competens distantia. Le cortège doit éviter les marchés publics et les rues où le peuple tient actuellement des assemblées profanes. Les réguliers ne peuvent faire la procession hors de l'enceinte dé leurs monastères que detix fois par an, A savoir une fois dans Toctave du Saint-Sacrement, et une autre fois un dimanche ou un jour de fête d'obligation h déterminer par les réguliers, mais avec l'approbation de l-archevêque (t).
Il 'n'y a nul lieu de douter que la décision aposto^* lique n'ait été respectueusement reçue dé part et d'autre et observée dans la suite. Mgr de Précipiano, successeur immédiat d'Alphonse de Berghes, le rappelle dans sa lettre pastorale du 21 juillet 1700 (2).
Avant et pendant Tannée 1682 s'agita la fameuse question dite des sept points .
(1) S^M. Belg,, II, 380.
(3) Ibid., 446.
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Un Bénédictin anglais du monastère de Douai, nommé Jean Bames, et penchant vers certaines nouveautés doctrinales, avait publié divers opuscules, (entre autres le Caiholico-Romanns pacificus)^ dans lesquels il prétendait, contre la doctrine unanime des théologiens, que la justification et le salut de Thomme étaient impossibles sans la croyance explicite aux sept points suivants : 1 . Il j a un seul Dieu ; 2. il j a trois personnes divines ; 8. Dieu est le Créateur du ciel et de la terre, et il gouverne ses créatures ; 4. Dieu est le juge de tous ; 5. la seconde personne de la Trinité a pris la nature humaine et a souffert pour nous ; 6. l'âme humaine est immortelle; 7. nul ne peut arriver au salut sans la grâce du Très-Haut.
On ne s'étonnera pas que cette doctrine ait été avidement accueillie par les rigides jansénistes de France et de Belgique qui travaillaient à rendre plus étroite la voie du salut. En Belgique, on la défendit dans des écrits latins ou flamands ; on la mit môme en vers pour la faire chanter par le peuple (i). Mais elle rencontra aussi des adversaires érudits^ des
(1) Belydenisse Tan de 8e?eii Pancten ofte Artîkelen des Geloofa, de welcke een ider moet weten door uoodigheydt des middels om saligh te worden, wat breeder nytgelegt om beter te verstaen. Den tweeden draok, tôt Brassel bj Lambert Msrohant op de Gersemert, 1673. — Beljdinghe fan de sefen Puncten , etc. tôt Brassel bj Jaoob Tan De Velde, achter 't stadthajs, 1680.*- De ohristelyke leeringhe gedejlt in dirersohe liedekens, seer dienstigh voor de ouders, ende haerlieder kinderen... Brassel by Peeter Van Develde, by de Mante, 1680. — Den uoodigea l6ydtsman tôt den dienst Godts, verciert met vyf en twintîg liedekens... Antirerpen by Lacas Van Meteren, boekferkooper, in de vierE7angellsten,1681, — Deox écrits latins forent publiés sons le Toile de l'anonyme et l'on ne sait où.
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théologiens de rancienne marque* qui la déférèrent au jugement de l'Église romaine; et« de fait, la sacrée Congrégation de l'Inquisition générale condamna la doctrine des sept points par un décret du 6 août 1682, promulgué le 14 suivant.
La censure romaine était encore inconnue à Tarchevéque de Malines, sinon à ses conseillers habituels, lorsqu'il envoya aux curés son ordonnance du 21 novembre : Ordannancie vyegens het gène de pastoors hyzonderlyk het voici moeten leeren. On y lisait : « En quatrième lieu, il sera profitable de se conformer à l'enseignement de plusieurs auteurs séculiers et réguliers de divers ordres, et d'apprendre au peuple les sept points suivants, tirés du symbole des Apôtres, comme nécessaires de nécessité de moyen à la justification et au salut, quoique d'autres savants auteurs soient d'un avis opposé... Nous nous s.oumettrons au Saint-Siège sur ce différend^ et, en attendant, nous défendons aux deux partis de se censurer Tun Tautre. " Tous les curés et recteurs qui étaient plus ou moins infectés du venin des rigoristes, se mirent en devoir de suivre littéralement les conseils qui leur étaient donnés, et l'un d'eux fit hautement l'apologie de la pratique nouvelle dans un petit traité : Justificatio praxis pasiorum aliorumque curatorum^ qua consueverunt populo proponere septem fidei puncta tamquam credenda expUciie et necessario necessitate medii. Cette justification, attribuée à M. Jean De Cuyper, alors curé de Sainte-Catherine à Bruxelles et depuis doyen du chapitre métropolitain, eut pour patron Tarchevéque de Malines qui la recommanda chaudement à M. Valenlentini, son agent à Rome, ainsi qu'au cardinal Casa-
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nata (i). Mais TÉglise romaine, toujours fidèle à^ sa mission, ne se laissa pas tromper par le zèle malentendu de quelques-uns pour le salut des hommes,^ et elle censura (9 février 1683) la JusiificcUion des curés, comme elle avait censuré précédemment tous les livres où la mâme opinion était mise en avant. L*archevàque respecta la décision, comme il devait; le trop célèbre Arnauld la critiqua amèrement et la mit encore, selon sa coutume, sur le compte de la Société de Jésus*
(la même année 1675 où Alphonse de Berghes porta son décret sur le T. -S. Sacrement et les processions, il défendit à ses diocésains de lire, de retenir, de vendre ou de distribuer un misérable livret de vingt pages, fort exalté à cette époque par les jansénistes, les luthériens et les calvinistes. Ce liyret avait pour titre : Monita salutaria B^ Mariae Virginis ad cuUares suos indiscreios, et en français : Avis salutaires de la bien- Aeure^use Vierge Marie à ses dévots indiscrets. Composé en latin pai: un jurisconsulte laïque de Cologne, aj)[a.nt nom Adam Widenfeld, il avait été traduit en françaia par D. Gerberon et en flamand par un janséniste de Mlddelbourg (2). Ces Avis salutaires étaient
(1) Cette foiS| Valentini était appuyé à Romei par un certain H^aioai, pseudonyme de M. Du Vancel, agent des jansénistea devant la curie romaine.
(3) Widenfddt a? ait reçu ses inspirations des jansénistes de Loi vain, de (}and,et de Paris. Voir le Dictionnaire dê^ livra jauUniêtêêt 1. 1, p. lGl-176. Vlmogoptimi sœculi Jamânislantm, t. II, s'occupe iongaor ment des Joii ialulairei et donne la liste exacte de tons les écrits qni les cmt défendus on réfutés*