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18 HUMBERT-6UILLAUME DE PRÉCIPIANO.
par la maiD du bourreau, dont elle fut jugée non-seulement peu humble, mais éloignée du respect qu'on doit aux puissances ecclésiastiques. Toute la pièce, continue-t-il, n*est qu'un tissu d*injures et une déclamation perpétuelle contre le Primat des Pays-Bas, Tennemi implacable de la secte, f»
Tromème assemblée des évéques, tenue à BruœeUes au mois d^ avril et de mai 1697.
Présents : l'archevêque, Précipiano; les évéques, de Bruges, Bassery; de Gand, Van der Noot; de Raremonde, Cools; d'Anvers, van Beughem (i); le vicaireapostolique de Bois-le-Duc, Steyaert. Aux séances privées assistent, en qualité de consulteurs, le P. Harney. de Tordre de saint Dominique, et le P. Désirant, des ermites de saint Augustin.
Quand les évoques étaient déjà arrivés à Bruxelles, M. Snellinckx, secrétaire du conseil privé, vint leur demander si Son Altesse l'Electeur de Bavière avait été avertie de leur assemblée. Sur la réponse négative, il déclara que la réunion ne pouvait avoir lieu sans l'autorisation du gouvernement. Aussitôt Tarchevôque écrivit non-seulement au baron de Coxie, chef et président du conseil privé, mais encore à TËlecteur lui-même, pour le prier « de ne pas trouver mauvais que les évê- » ques s'assemblent pour délibérer ensemble sur les
(1) La ville d'Tpres était alors au pouvoir du roi de France; le siège épiscopal j était occupé par Martin de Ratabon.
» moyens les plus efficaces à exécuter les ordres de sa » Sainteté, du Roi et de Son Altesse, pour Textirpation » des controverses et nouveautés qui troublaient la » religion et la paix dans leurs diocèses. « Quatre jours après, le 20 avril, l'autorisation royale fut accordée : « Sa Majesté, à la délibération de son Gouverneur- » General, permet aux dits Archevesque et Evesques " de s'assembler à Teffect requis, à charge d'informer y* sa dite Majesté ou son Gouverneur-General du résultat » de leur conférence (i). » On voit encore ici trop clairement où en était la liberté religieuse en Belgique.
Les évêques décident, dans cette réunion, qu'ils n'admettront dans leur diocèse respectif aucun curé étranger, sinon avec le consentement préalable de son ordinaire, donné en forme A'Exeat (2). Ils signent un décret, rédigé en langue flamande, contre les désordres qui se commettent dans les scandaleuses réunions connues sous le nom de labbayen^ quanaelbier^ spinninffhen^ etc. que les jeunes gens des deux sexes tiennent dans les cabarets (3).
Nouveau décret relatif au formulaire d'Alexandre VIL Les évêques, en remémorant les paroles prescrites quitus nihil addivoîumns, disent-ils, niàildemi, supplient tous leurs subordonnés de renoncer une bonne fois à toutes ces interprétations privées qui rendent illusoires les jugements les plus explicites de l'Eglise et de se soumettre d'esprit et de cœur aux décisions doctrinales connues. Bref, ils veulent que le formulaire soit juré selon l'intention de l'Eglise qui exige le serment (4).
(1) Syn. Belç.l, 612 et 013.
(2) Ibid, 609.
(3) lùid. 610.
(4) Ibid. 616-61U.