‹ Histoire des archevêques de Malines [microform]Chapitre 38 sur 181 · I. LE CABDINAL GBANVELLB · texte numérisé non relu

I. LE CABDINAL GBANVELLB

numéro participarUium (i). Des grâces aussi préma^ tarées qui nous étonnent quelque peu aujourd'hui et ouvraient souvent la porte à de sérieux abus, étaient presque toujours dues aux sollicitations des potentats, qui prêtaient eux-mêmes trop facilement Foreille aux perpétuels solliciteurs de leur entourage. En novembre et décembre 1529, le pape Clément VU se trouvait à Bologne pour le couronnement de l'empereur et la conclusion du traité pour la défense de l'Italie , et Ton s'explique que messire Nicolas de Granvelle n'ait pas laissé échapper une si belle occasion pour faire une position honorable à son enfant de prédilection qui était déjà homme d'Eglise et désirait vraisemblablement monter assez haut dans la hiérarchie.

En 1533, Charles-Quint fit investir le jeune prélat d'une prébende de la collégiale de Notre-Dame d'Anvers. Antoine résigna spontanément ce bénéfice en 1541.

Admis au sacerdoce à l'âge de vingt-trois ans, il fut nommé par l'empereur et institué par Paul III pour le siège épiscopal d'Arras, alors vacant par la mort d*Eus« tache de Croy (2). Le nolo episcopari lui étant inconnu, il accepta sans difficulté. Il reçut l'onction épiscopale à Valladolid le 21 mai 1843, mais ne gouverna jamais par lui-même le diocèse dont il était le premier pasteur. La même année, il sut aussi se faire agréger au chapitre noble de " la très-sainte et très-illustre cathédrale de Saint-Lambert » à Liège. Il obtint en outre une prébende

(1) D. Prosper Lévêque reproduit les lettres apostoliques dans le^ Mémoires, II, 236, et fait remarquer avec grande joie qu'Antoine y est nommé noble.

(S) Celni-ci éUit décédé en 1538.

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de la cathédrale de Cambrai et la prévôté de la collégiale de Saint-Rombaut à Malines (i). Plus tard on le voit encore acquérir la commende et les revenus des abbayes de Saint-Amand en Pévèle (le monastère d*£Inon), de Saint-Pierre de Luxeuil, de Saint-Vincent à Besançon , du Mont-Benoit en Franche-Comté et du monastère de Haute-Pierre. La pluralité des bénéfices était dans les mauvaises habitudes de Tépoque, et Antoine Perrenot n'était pas plus coupable de ce chef que ses contemporains. Aussi bien le saint Concile de Trente sut y porter remède et mit de sages bornes à l'exercice du cumul.

ÏI.

L'évêque d*Arras avait, pour ainsi dire, fait son stage d'homme d'Etat chez son père, formé lui-même au contact de Charles-Quint, de Mercurin Gattinara et des ambassadeurs étrangers. Il était d'ailleurs savant, éloquent, infatigable au travail. Appelé à son tour à prendre part à la chose publique, accompagnant d'ordinaire l'empereur dans ses voyages, il fit preuve d'une rare clairvoyance et adresse aux diètes de Worms, de Ratisbonne, de Nuremberg, de Spire, d'Augsbourg, ain^i que dans les négociations de Grépy-en-Laonnais

(1) Après la mort da cardinal Gaillaume d'Enckevoirt, qui a?idt été prévôt (prMpotiiusJ de Saint-Rombaat jusqu'en 1534, Granvelle obtint ce bénéfice. Il le résigna entre les mains du pape Paul III, qui le conféra à Glande de Boiset, archidiacre d'Arras. Celui-ci étant décédé en 1546, Antoine Perrenot, alors évéque d'Arras, devint une seconde fois préfôt de la collégiale de Malines.

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