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I. LE CARDINAL GBANVELLE

Divers chefs d'abbayes, des chapitres collégiaux, des doyens de chrétienté de l'archidiaconé cambrésien de Brabant et de celui de Bruxelles assistèrent à ce synode. Tous acceptèrent purement et simplement le concile général tant pour le dogme que pour la discipline; " car, disaient-ils, tout ce qu'un concile œcumé- « nique a décrété, doit être inviolable et sacré pour * tous les fidèles (i). «

Le chapitre métropolitain de Saint-Rombaut n'ayant pas été représenté au synode de Cambrai, Tarchevôque Granvelle chargea Morillon, son vicaire-général, et messire Pépin Rosa, son suffragant-coadjuteur, d'y faire accepter le concile dô Trente. Les chanoines, ayant délibéré centre eux, s'empressèrent d'obéir. La résolution capitulaire, prise le 29 novembre de la même année 1565, fut communiquée à Morillon et à Rosa par le notaire du chapitre, au nom du doyen Vergheest et de tous ses confrères (2).

Quant à la partie du diocèse de Malines qui avait été détachée de celui de Liège, à savoir les chrétientés de Louvain, do Diest, de Tirlemont et de Leeuw- St-Léonard, le concile de Trente y fut promulgué en 1567, par ordre du cardinal Gérard de Groisbeeck, évêque de Liège. L'Université de Louvain l'accepta solennellement par résolution du 29 novembre 1567 (3).

Une seconde promulgation pour tout le diocèse eut lieu au premier concile provincial et au synode diocésain de Malines, comme nous allons le voir.

Q)Syn.Belg.\,U.

0)Syn.Belg.\,U»

(2) Voir les pièces ibid. 24 et 25.

(3) Ibid, 14 et 15.

Il appartenait à l'archevêque de convoquer tous les trois ans les six suffragants de la métropole, les supérieurs des abbayes et des autres monastères de l'un et l'autre sexe, les chapitres, et, en général, tous les dignitaires, auxquels la loi ou la coutume donne accès dans les conciles provinciaux. Absent du diocèse et môme du pays, Granvelle put convoquer, mais non présider en personne ceux dont il était le chef. Dès lors le droit de présidence était dévolu au plus ancien des évoques de la province, seniori comprovinciali. Rythovius, évoque dlpres, prélat éminent entre tous, fit une nouvelle convocation, pour autant que ce pouvait être nécessaire et présida rassemblée (i).

Le premier concile provincial s'ouvrit avec solennité le 11 juin 1570, dans l'église métropolitaine et fut clôturé le 15 juillet. Outre Morillon, qui représentait l'arche v(îque, on y voyait les évoques suivants : Martin Rythovius d'Ipres , président ; François Sonnius d'Anvers, Wilhelm Damasi Lindanus de Ru remonde, Corneille Jansenius de Gand, Rémi Driutius de Bruges, Laurent Metsius de Bois-le-Duc. Les chapitres des cathédrales et des collégiales y étaient représentés par quelques-uns de leurs membres, le clergé paroissial par les doyens de chrétienté, l'Université de Louvain par des docteurs en théologie, le clergé régulier par les prélats de Vlierbeeck, de Parc, d'Eename, de Sainte- Gertrude de Louvain, et d'Heylissem, au diocèse de Malines; de Saint-Michel, au diocèse d'Anvers; de Tronchienne et de Baudeloo, au diocèse do Gand ;

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