I. le; cardinal grantëlle
chapitres d'Alost , Renaix , Anderlecht , Tirlemont, Arschot, Diest, Leeuw Saint-Léonard, Hougaerde, Oxem et Rutten ; Tarchiprêtre de la ville de Malines et les neuf doyens de chrétienté suivants : Louvain, Bruxelles, Alost, Graramont, Tirlemont, Vilvorde, Ninove, Renaix et Leeuw-Saint-Pierre (i).
Les deux assemblées n'auraient pas tardé à produire tous les résultats salutaires qu'on pouvait en espérer, si Thérésie , la guerre civile et la révolte netaient venues jeter la désolation dans nos contrées.
Les évéques demandèrent au pape Grégoire XIII la confirmation de quelques chapitres du concile provincial de 1570 qui rencontraient une certaine opposition. Mais il ne parait pas qu'ils aient fait des démarches pour obtenir du Siège apostolique la confirmation de leur concile tenu en 1574 (2).
Nous arrivons au Baianisme, corps de doctrines radicalement fausses sur la prédestination et la justification, anathématisé à son apparition par le Saint- Siège, et destiné à reparaître, avec des proportions plus grandes, sous le nom de Jansénisme et de Quesnellisme.
Le docteur Michel De Bay, plus connu sous le nom de néo-latin de Baius, fut le premier qui essaya, peutêtre de bonne foi, d'introduire des nouveautés dans l'enseignement de l'Université de Louvain (3). Elles
(1) Ibid» J 75-178. Sur ces doyennés vo\iV Introduction, p. 36.
(ii) Ibid. 2-22.226.
(3; L'Université de Louvain, en communication assidue avec le Saint-
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étaient d^autant plus dangereuses, qu'elles reproduisaient, sous une autre forme, le yenin le plus subtil des opinions de Luther et de Calvin. Toutefois , dans Tesprit de son auteur, la nouveauté n'était pas dans la doctrine, mais simplement dans la méthode. A la théologie scolastique qui lui déplaisait, il voulait substituer une plus large étude de la Bible et de la patristique, particulièrement des écrits de saint Augustin , et révéler ce que la scolastique n'avait pas aperçu dans les Pères : In lucem proferre qvœ in illis vidébantur abdita contineri , comme il dit lui-même dans une lettre au cardinal Simoneta (i). Seulement, la suite Ta prouvé, il se réservait le droit d'expliquer les Pères selon son sens privé, et c'est bien là, à coup sûr, le vrai moyen de se perdre en théologie.
Au sein de la faculté à laquelle il appartenait, Baius rencontra, dès le principe, de puissants adversaires, parmi lesquels paraissent en première ligne : le chancelier Ruard Tapperus, natif d'Enckhuyzen, Josse Ravesteyn, dit Thiletanus, du lieu de sa naissance, Pierre Curtius de Bruges, Martin Rythovius, Corneille Jansenivts de Huist, Cunère Pétri, etc. Après la mort de Tapperus, arrivée le 2 mars 1559, et le départ de Curtius et de Rythovius, promus à des sièges épiscopaux, Baius, fortement soutenu par Jean Hesselius
Siège , était célèbre par son zèle contre les doctrines protestantes. • C'était de son sein, dit le vicomte de FalloQZ, qu'émanaient les plus foudroyants démentis et les démonstrations les plus éloquentes. • Voir Mgr de Ram, Ditquisitio historica de iisquaeeonira Lutherum Lovaniêntet thwlogi $geruni anno 1519. Bruxelles 1843.
(1) M. Bail Opéra, p. II, pag. 125, in-4o. Cologne 1696.