‹ Histoire des archevêques de Malines [microform]Chapitre 79 sur 181 · II. JEAN HAUCHIN · texte numérisé non relu

II. JEAN HAUCHIN

la pédagogie du Lis, il conquit une des premières places à la promotion générale de la faculté des arts en 1548. Parmi les cent quarante-neuf concurrents de cette même année, nous remarquons Clément Crabbeels, natif de Louvain, qui devint, depuis, le troisième évêque de Bois-ie-Duc (i).

Après avoir consacré quelques années à l'éducation de jeunes gens de la noblesse, il visita l'Allemagne et le comté de Bourgogne. Il s'appliqua à la théologie à Dôle et prit la licence à l'université de Douai, récemment fondée par Philippe II, roi d'Espagne.

Doyen de la collégiale de Saint-Hermès à Renaix, il y prêcha plus d'une fois les stations du carême avec un grand succès. Nous trouvons aussi qu'il a été attaché à la chapelle du prince d'Orange que l'histoire a nommé le Taciturne.

Morillon, vicaire-général de Granvelle, lui conféra, en 1568, le titre et la juridiction du doyen rural de Renaix (2). Hauchin exerça ces lonctions jusqu'au moment où il fut promu par le roi Philippe II à l'une des grandes prébendes canoniales de Sainte-Gudule à Bruxelles. Il commença la stricte résidence à Bruxelles le 27 mai 1570, et fut remplacé dans la collégiale de Renaix par Iwouis Van Winghene.

Le 25 août de 1571, il exhiba au chapitre de Sainte-Gudule les lettres de Sa Majesté le Roi pour

(1) Le 4e du concours de 1520 fat un nommé Joannes Hauchin, MechUniâHiia, Ne serait-ce pas le père ou un oncle de notre archevêque?

(2j La lettre de nomination porte la date du 23 mars 1568 avec cette inscription : « Joanni Uaussin presbro, artium magistro, decano et ' canouico ecdeaiee collegiatœ D. Hermetis Rothnac. • (Archives de l'archevêché).

être installé dans la dignité de doyen de cette illustre collégiale, vacante par la résignation de son compatriote Laurent Metsius (de Mets) qui venait d'être consacré, dans Sainte-Gudule, pour le siège épiscopal de Boisle-Duc(i). En même temps il remplaça Metsius comme officiai de Bruxelles. A ce double titre il était le plus haut dignitaire ecclésiastique de la ville. Ajoutons qu'on le voit figurer au second concile provincial de Malines, tenu en 1574 à Louvain sous la présidence de Martin Rythovius, évêque d'Ipres.

La tempête révolutionnaire grondait alors sur Bruxelles et les environs. Jetons un rapide coupd'œil sur la situation religieuse de cette populeuse commune depuis Tan 1579 qui vit commencer ses grandes calamités.

L'immense majorité des habitants était restée catholique (2), mais elle se vit à la merci d'une poignée de sectaires, depuis que le prince d*Orange avait livré la ville à son ami dévoué, sire Olivier Vandentympel, seigneur de Corbeek-sur-Dyle. Apostat de l'Eglise, officier d'un caractère hardi et entreprenant, Vandentympel favorisa de tout son pouvoir le nouveau culte et encouragea puissamment les réformés toujours prêts au pillage |des églises, des cloîtres et des maisons habitées par des catholiques ou par des royalistes.

(1) AnaUcUt pour tervir à l'Msioire ecelét, de la Belgique, V, 223.

(2) En 1 578, les calvinistes eux mêmes reconnureat qae leur nombre ne s'élevait qu'à environ quatre-cents.

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