III. MATHIÂS HOVIUS
siastique ; 26"^ dq, Concile provincial et du Synode diocésain (i).
Les promoteurs du concile furent Nicolas Oudart, officiai de Malines, et Gisbert Coeverinckx, doyen de Bois-le-Duc ; les secrétaires, Pierre Pantinus, doyen de Sainte-Gudule, et Denis Christophori /^Stoffels), écolâtre et plus tard 6® évéque de Bruges. Le concile fîit solennellement clôturé le 20 juillet, et les actes furent signés le même jour dans l'ordre suivant : Mathias, archevêque de Malines.
Pierre Damant, évéque de Gand.
Gisbert Masius, évoque de Bois-le-Duc.
Henri Cuyclpus, évoque de Ruremonde.
Charles Philippe de Rodoan, évoque de Bruges. Jean Miraeus, évoque de Gand.
Charles Masius, évoque d'Ipres (2).
Les Pères chargèrent leur métropolitain de demander au Saint-Siège Tapprobation de leur œuvre commune et donnèrent procuration à Denis Christophori, l'un des secrétaires. L'envoyé partit pour la Ville sainte et arriva, après bien des retards, à un résultat heureux, grâce à Tinfluence du cardinal Bellarmin, dont il avait été le chapelain à Capoue. Après un mûr examen des décrets, le pape Paul V les confirma, sauf quelques légers changements, par un bref apostolique daté du Vatican le 28 avril 1608 (3).
Quant aux statuts dont Téxécution ne pouvait avoir heu qu'avec le concours du pouvoir civil, les évéques
(1) Syn. Belg. I, 365 et sqq.
(2) SjfJf. Belg. I, 409«
(3) ^ff, Belg. I, 359.
comprovinciaux s'adressèrent aux archiducs Albert et Isabelle. C'est là Torigine du célèbre placard de 1608, signé par Leurs Altesses le 30 août et publié quinze jours après. Sans s'arroger la moindre part d'autorité dans les choses religieuses, nos souverains y déclarent simplement qu'à la prière de Cépiscopat ils veulent bien interposer leur autorité et leur assistance pour la meilleure exécution de ce qui a été décrété et statué par les chefs spirituels (i).
Le troisième concile provincial est la dernière assemblée de ce genre qui ait été tenue dans la province ecclésiastique de Malines. Désormais on dut se borner à des congrégations des évéques comprovinciaux. Nous aurons à indiquer tantôt les motifs qui ont nécessité ce regrettable changement de la discipline sanctionnée au concile de Trente.
Le synode diocésain était le complément essentiel du concile provincial. Hovius le tint au séminaire, 5 et 6 mai 1609, avec le cérémonial décrit dans les Actes (*^). Les décrets portés dans ce synode sont renfermés en vingt-quatre titres dont les inscriptions sont absolument les mêmes que celles des vingt-six titres du concile provincial de 1607, sauf qu'on a retranché les titres 6 et 23 qui traitent des indulgences et de la restauration des églises. Notons le titre XVI. Il y est ordonné aux archiprétres du diocèse de se
(1) Syn. Belg. I, 413 et sqq.
(2) Syn. Belg. II, 209 et sqq.