XII AVANT-PROPOS
notre impartialité. M. d'Assier honore FAriège par ses talents, son vaste savoir et la puissante ingéniosité de son esprit; c'est le Bayle de notre temps. Si les noms de Flammarion, Figuier, Swedenborg ont été prononcés, on n'a pu prétendre mettre au-dessus d'eux, ni au-dessous, l'auteur de le Ciel, la Terre, l'Homme, l'Homme posthume. Ce n'est qu'un simple rapprochement pour faire ressortir, entre les écrivains et les penseurs, les facultés et les idées qui leur sont communes, leurs différences respectives et caractéristiques restant sauves.
Supposons qu'on fît mine de disputer à FAriège l'honneur réel d'avoir donné le jour, dans la personne du philosophe de la Bastide -de-Sérou, à un homme important, à une intelligence transcendante, nous serions le premier à réclamer ce qui est notre bien. Nous n'aurions pas de peine à démontrer que M. Adolphe d'Assier est un talent d'une valeur et d'un savoir considérables. 11 nous suffirait de renvoyer les spoliateurs téméraires de nos gloires ariégeoises a nos tomes des Hommes scientifiques et des Archéologues qui contiennent les preuves palpables, les actes ou titres intellectuels de M. d'Assier, les plus positifs qui soient au monde. C'est pourquoi nous sommes heureux de voir dans les journaux de Paris, dans la Justice, par exemple, l'hommage rendu aux livres très originaux de notre penseur ariégeois :
Bien que le nom de Darwin ne soit pas prononcé une seule fois par M. d'Assier dans le cours de l'ouvrage le Ciel, on est frappé du puissant souffle de transformation qui court à travers toutes les pages, et l'on ne tarde pas à se convaincre que Tau-