AVANT-PROPOS. XI
Hormis ces situations, l'historien nous semble avoir le droit de se taire ; car aujourd'hui où l'histoire tend à devenir l'histoire de toutes choses, lettres, arts, science, philosophie, finances, économie, l'historien ne saurait être changé en un écrivain encyclopédique. D'autre part, lorsque, circonscrit dans un domaine spécial de l'histoire où les informations dépendent en partie de la bonne volonté du public, l'on veut passer des projets à l'œuvre, on n'a pas toujours sous la main tous les documents nécesaires, et c'est à cette seule raison que devront s'en prendre ceux dont on aurait laissé dans l'ombre quelques œuvres, quelques services personnels rendus à la cause de l'humanité ou du pays entier, ou seulement à la province. Est-ce que l'on a jamais, dit Sainte- Beuve, toutes les pièces à la fois sur les personnes et sur les faits? {Nouveaux lundis, t. VIII, p. 161). S'il se rencontre donc quelque part dans Y Histoire des Ariégeois, des omissions ou des lacunes accidentelles, qu'on veuille l'expliquer par cette seule raison que nos découvertes sur les sujets oubliés ou raccourcis ont été trop tardives, ou qu'elles n'ont eu aucun résultat. A cet égard, nous reviendrons ici sur quelques noms.
Quelques amis de M. Adolphe â! Assier ne nous ont pas trouvé assez explicite sur l'auteur de Y Essai d'une philosophie naturelle. — Ils se tromperaient complètement, s'ils pouvaient avoir le moindre soupçon sur