De l'Andorre, in-8° de 60 pages ; Toulouse
3. On voit, dans les chroniques pyrénéennes du quinzième siècle, que les comtes de Foix sont qualifiés seigneurs et souverains d'Andorre. La
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dans ce hasard des rapports naturels qui s'établissent entre les familles voisines. Anton était le nom du jeune homme, la jeune fille se nommait Maria. Il faut se hâter de dire que nous sommes en présence de ces mœurs naïves et pures dont le règne s'est perpétué en Andorre jusqu'à nos jours.
Maria habitait une ferme isolée, non loin de la rivière qui traverse l'Andorre et qui a nom YEmbalire. Elle vivait avec sa mère, veuve riche en biens et en bestiaux, plus riche encore de posséder deux filles (car Maria avait une sœur) dont les vertus, les agréments et l'entrain, embellissaient et animaient sa maison.
La fête patronale eut lieu, c'était le jour de la Pentecôte. Le romancier d'Ax a soin de rappeler que tout ce qui est religieux, en Andorre, est national. C'est pourquoi toute la population, en ces solennités annuelles, est réellement et totalement en fête ; aussi, après avoir satisfait à ce qui est dû au culte, semble-t-il juste que les familles se récréent en d'honnêtes délassements pris avec modération. Or, le jeune Anton fut cette année-là comme le président des fêtes ; les Parisiens d'une certaine race l'eussent appelé un des lions du jour. Ce n'était rien moins que cela. Qu'on se représente ce que pouvait être la société dans un' pays primitif comme l'Andorre, à la fin du siècle dernier, vers 1786 ou 1787.
M. de Roussillou nous dit que, fils cadet d'une des principales maisons d'Andorre, le jeune Anton était naturellement bien doué ; qu'il se distinguait par une rectitude d'idées et par un jugement qui devaient lui assurer plus tard une certaine prépondérance au milieu de ses conci-
chronique de Miguel del Vernis porte mossen Gaston, comte de Foix, de Béarn, viscomte de Marsa, de Lautrec, etc., et senhor iVAndorra,