JUGEMENT CRITIQUE
pensée, la moins hypocrite, celle où l'écrivain, malgré toute sa diplomatie, ne peut masquer son caractère '. « Quoi que fasse l'auteur, son roman, dit Diderot, est une confession. » Non pas que l'écrivain du Couserans se soit proposé, dans son roman, une thèse religieuse, comme Octave Feuillet dans Y Histoire de Sibylle, George Sand dans La Quintinie, Emile Leclerc dans la Maison tranquille. Mais, rencontrant sur son passage une jeune femme élevée en chrétienne et une religieuse, une sœur de charité, notre jeune romancier esquisse ces deux types avec la foi sereine d'un homme convaincu, et avec l'expansion d'une grande et tranquille loyauté artistique. 11 est si rare aujourd'hui d'oser paraître ce qu'on est, et il n'est pas toujours politique, pour des hommes publics, de laisser entrevoir ce qu'ils pensent, surtout aux époques où régnent les sectes. Si le Cahier de Geneviève doit voir le jour, et si l'auteur y fait quelques légères retouches au début et au dénouement2, nous croyons que cette œuvre intéressante sera