‹ Histoire des Ariégeois (comté de Foix, vicomté de Couserans, etc.) De l'esprit et de la force intellectuelle et morale dans l'Ariège et les Pyrénées centrales. Avec eaux-fortes de ChauvetChapitre 171 sur 498 · CRITIQUE D'ART · texte numérisé non relu

CRITIQUE D'ART

le socialisme sont aux prises au chevet d'une mourante; chez le romancier ariégeois, on trouve le parallèle indirect de l'efficacité de l'idée religieuse et de l'idée laïque, dans leurs rapports avec la destinée des femmes du monde, quand le sort et les cruelles variations de l'homme les ont trahies, quand l'heure du détraquement causé par les habitudes des grandes villes a sonné à l'horloge de certains ménages. Enfin, chez les deux romanciers on remarque combien ils s'élèvent, pour les peintures et les tableaux, au-dessus de la moyenne des romans de notre époque.

XVII. — Après les auteurs de romans devrait venir le tour de ceux qui s'occupent d'esthétique, de critique d'art, de conférences scientifiques. Ce serait le moment d'espérer que Théophile Silvestre et M. Raoul La facette, ces deux critiques qui ont acquis une notoriété, nous aideraient à indiquer selon nos forces, et à conseiller fortement à la littérature française le retour aux conditions normales. Mais nous ne pouvons plus nous appesantir sur le compte de ces deux esprits, à qui nous attribuons une sérieuse portée; nous avons à peu près tout dit sur celui qui n'est plus1, et l'on ne pourra formuler que dans quelques années des jugements complets sur celui qui inaugure à peine sa mission de critique d'art.

Il faut cependant rappeler ici un duel , une lutte de Théophile Silvestre avec un prince de l'art, avec Horace Vernet. Voici comment le critique ariégeois fut amené à combattre l'illustre peintre , à propos de son Histoire des artistes vivants. Nous le rapporterons d'après Champfleury. « Aujourd'hui que l'art est entré profondément dans la somme des jouissances du public, dit-il, on a trouvé

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