‹ Histoire des Ariégeois (comté de Foix, vicomté de Couserans, etc.) De l'esprit et de la force intellectuelle et morale dans l'Ariège et les Pyrénées centrales. Avec eaux-fortes de ChauvetChapitre 178 sur 498 · Ibid., p. 184; i. M/7/., p · texte numérisé non relu

Ibid., p. 184; i. M/7/., p

240 i/ARIEGE, IVe PARTIE [suite et fin), CHAP. III.

(lloire à vous, qui, nourris d'herbes aromatiques, Vivez innocemment loin du joug détesté, Hôtes du pur éther, ô coureurs fantastiques ! Fiers émules du vent, (ils de la liberté1 1

Mais il s'attriste, quand il revient à l'impuissance du savoir humain et de la pensée.

Si le savoir s'accroît, le mystère grandit; Nul pôle pour l'angoisse en tout ce qu'on enseigne : Au dehors la pensée éclate et resplendit, Au dedans le cœur saigne - !

Puis il rompt ces visions tristes et glorifie la patache, l'ancienne diligence.

Respect à la vieille reine Qui passait en souveraine Du Béarn à la Lorraine, De l'Artois au Languedoc!

Gloire à l'antique voiture Mêlant en toute posture La noblesse et la roture, Blouse, redingote et froc3 !

Notre poète, à l'imagination philosophique, trouve surtout des accents énergiques, dans la pièce Les hommes et le fer. L'Ariège produit-elle, selon l'adage, des hommes et du fer? — Du fer, oui; mais des hommes, au point de vue de la fermeté et de la consistance politique ?...

Du moins, le feu, lui seul, réduit le fer en pâle, Pour qu'on le forge en chaîne ou le fonde en canon.

Mais il suffit d'un pied insolent qui la touche, Pour que, fétide sœur du limon des marais, La conscience humaine, aussi molle que louche, Écœure le granit, empeste les forêts !

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