AVANT-PROPOS. XXI
les plus flatteuses, et nous sommes informé que son essai sur Y Humanité posthume et le spiritisme, dont nous avons cru devoir discuter la donnée fondamentale, est traduit en ce moment en anglais par le colonel Olcott, de l'armée des Indes. Nous n'avons pu suivre M. d'Assier lorsqu'il remplace les diableries par les effets de l'électricité vitale, et prétend que les médecins ne nient pas ses théories, bien qu'ils se contentent de les dissimuler sous le nom d'hypnotisme. M. d'Assier est infiniment ingénieux; mais si Ton trouve quelques-unes de ses assertions insuffisamment mesurées, insuffisamment scientifiques, et qu'on le dise, ne peut-on le faire sans le diminuer lui-même? A quelque école que nous appartenions, nous entendons, chacun, procéder par des preuves démonstratives, et nous arrêter quand elles nous semblent suffisantes pour motiver une conviction. La Revue philosophique de M. Th. Ribot accorde que le physicien croit à l'éther, comme le métaphysicien à l'immortalité de l'âme (numéro de septembre 1886, p. 304). Sans nous arrêter à cette assimilation plus que douteuse, ne demanderons-nous pas à l'école positiviste comment elle trouve très justifiée la conviction sur l'éther, et n'en accorde pas autant aux convictions spiritualistes sur la vie future?
Après nous être étendu sur M. d'Assier, pour justifier notre sollicitude à ne rien omettre, et prouver