QUESTIONS PHILOSOPHIQUES, SOCIALES
1793, car ce jour-là l'esprit de l'homme « aura créé la liberté dans la lumière » .
Mais M. Saint-Félix a semblé un instant entrer dans un nouveau champ d'études, à propos des questions sociales et des intérêts intellectuels et moraux de l'humanité. Dans cette classe rentrent ses conférences de Lavelanet et de Mirepoix, dans l'été de 1881, elles avaient pour objet Lakanal. À des statistiques peu aimables présentées, il y a plus de trente ans, par un publiciste membre de l'Institut, et dans lesquelles l'Àriège était peu flattée sous le rapport de l'instruction publique, il était patriotique, en relevant le gant, d'opposer Lakanal et de faire connaître aux Ariégeois, comme à la France, un homme à qui nos progrès scolaires et l'organisation de nos corps savants sont vraiment redevables. Autant les habitants du pays de Foix feraient preuve d'un fétichisme sot et injuste, en ne reconnaissant d'autre gloire du pays que Lakanal, autant il serait étrange d'ignorer le lustre que Lakanal a donné à l'Ariège, et de rester indifférent à sa renommée. C'est pourquoi nous devons consigner le concours du talent de notre conférencier, pour joindre son effort à tant d'autres efforts. Ne vit-on pas de libérales initiatives pour «tirer de l'oubli la mémoire du grand compatriote, et faire couler en bronze son austère figure ! » ?
Les appréciations du milieu dans lequel Lakanal élabora ses conceptions , les événements qui exigèrent tantôt son activité, tantôt un rôle passif, prêtent sans doute à des jugements contradictoires. Si plusieurs écoles historiques et politiques admettent l'interprétation et la justification de la Révolution française dans un certain nombre de ses conquêtes, et dans quelques-unes de ses nécessités
1. Expression de M. Portet, maire de Lavelanet, expliquant la souscription Lakanal.