‹ Histoire des Ariégeois (comté de Foix, vicomté de Couserans, etc.) De l'esprit et de la force intellectuelle et morale dans l'Ariège et les Pyrénées centrales. Avec eaux-fortes de ChauvetChapitre 200 sur 498 · SIMPLE CATALOGUE · texte numérisé non relu

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Éloy Joanncau, de l'Académie Celtique, lui mande son sentiment relativement à la traduction qu'il a faite des épigrammes de Martial (Paris, 2 novembre 180'»).

Anson, après avoir traduit Anacréon, demande l'avis de Labouïsse- Rochefort (août 1810).

Le poète Baour-Lormian adresse des lignes très intéressantes au poète de l'hymen; — il y a aussi des vers charmants du critique Chardon de la Rochelle (Nismes 1809).

Champollion-Figeac , père de l'orientaliste (Grenoble 1808), — C. A. Chandruc, littérateur, de l'Ailiénée du Gers, de 1806 à 1833, laissent de nombreuses lettres, et ce dernier entre avec L. Rochefort dans une foule de détails intimes et littéraires; — Bernard Clément, auteur critique, traitait beaucoup Ilochefort de « citoyen », sous le Consulat.

Laurent-Pierre- Berenger, auteur des Soirées Provençales , confère avec notre épistolier (Lyon, 1817).

Claude-François de Chauveau-Lagarde , défenseur de Marie-Antoinette, avait quelque chose d'affectueux pour notre Ariégeois.

Albert Demoustier( 1809) ; — Antoine Desaugiers, célèbre chansonnier, (1818), le questionnent sur des projets de travaux historiques et littéraires.

On trouve des lettres du poète Millevoye àL. Rochefort, qui vont de 180G à 1814 — et Poitevin, secrétaire de l'Académie des Jeux Floraux l'entretient en 1806 et 1807, des concours de l'Académie.

Joigne an Desloges, de Poitiers, l'informe d'un bien curieux document, d'une lettre de Bayle à Isaac Baulot, littérateur, écrite en 17 02, à Rotterdam; (Poitiers, 1808).

Compliments envoyés par Pierre Balle en 1809; lettre intéressante; l'auteur remercie du plaisir qu'il a eu à lire Labouïsse-Rochefort (Perpignan, février 1809).

Dorat-Cubièrcs, auteur dramatique (1812); — Creuzè de Lesser, fabuliste et chansonnier (1814), sont de ses correspondants, ainsi que Dacier, de l'Académie française, en i 8 1 0 ; — on trouve Aimé Martin, en 1816; — le poète Kérivalantj correspondant rempli de charme (Nantes, 1805 à 1810); — l'archéologue Millin (lettres de 1805 à 1808).

La comtesse de Beanfori d'Hautpoul aime à causer sur les sujets littéraires (lettres de 1814 à 1821) — ainsi que la baronne de Mandelot (château de Chiloup, lettres du 14 novembre 1820).

La correspondance du comte Blanchard de la Musse avec notre poète (Paris et Nantes) forme un très important et bien curieux dossier littéraire, (lettres de 1 8 1 0 à 1823); — le mari de la célèbre danseuse Gw/mard (Despeaux) lui écrit en 1806.

Viennent les imprimeurs avec Didoi aîné, en 1817; aimable lettre en partie en vers ; — les poètes avec Treneuil ; — les membres de l'Institut avec Dugas-Monibel (lettres de 182 6 à 1830); — les économistes avec Dupont de Nemours (lettres de 1S10 et de 1825); — les membres de l'Académie française avec Etienne.

Quelquefois, la correspondance n'est qu'un assaut de poésie. — Vers 1821, E. Julia de Fontenelle, de Narbonne, lui envoie les vers suivants, à propos d'épigrammes :

Quelle entreprise téméraire !

Vouloir attaquer tous les sots.

C'est n'avoir jamais de repos!

Qu'un tel ouvrage est long à faire !

272 L'ARIEGE, IVe PARTIE [suite et fin), CHAP. IV.

Puis encore au sujet d'un rimailleur :

Quidam a fait quelques ouvrages; Il a plusieurs talents divers; Mais on dit pourtant que ses vers Voient plus de c..., que de visages.

Kn 1805, le 4 fruclidor. le secrétaire général du ministère de l'intérieur, M. de Gérando écrit des lignes flatteuses de confraternité littéraire à notre intarissable moraliste.

En 1805, le 15 janvier, c'est le roi de Wcstpltalie qui fait écrire p.ir le secrétaire du cabinet, Brugnières (lettre de Cassai). En 1809, c'est le roi de Hollande. Le cbef du bureau topographique du roi est chargé de féliciter Labouïsse sur ses idylles imitées de Métastase (lettre d'Amsterdam, 1 1 janvier).

On passe au 5 janvier 1835; un ecclésiastique de. Pcvèché de Pamiers l'informe de l'état de la maladie de Mgr de Latour-Landortbe.

La correspondance du marquis de Lacnze est étonnante : nous possédons une quantité considérable de lettres en prose et en vers (1815-1827).

L'évêque de Perpignan (lettre du 14 janvier 1834) l'entretient d'affaires personnelles. Labouïsse avait perdu sa femme. Le prélat le console et lui transmet ses sentiments affectueux.

Le grammairien et poète Grancher lui envoie (1823) un quatrain que M. d'Hautpoul lui avait demandé pour mettre au bas du buste du premier Consul.

Aux genoux, de la Paix j'ai conduit la victoire ; Tous les maux à nia voix se sont évanouis, Et sauveur de la France, il ne manque à ma gloire Que d'être Monck un jour, au lieu d'être Louis.

La correspondance de Grancher avec Labouïsse est considérable et pleine d'intérêt; nous la possédons presque en entier. Il y a une belle poésie dédiée à l'évêque d'Hermopolis.

Longue correspondance avec Ferlas, le célèbre directeur de Sorrèze, — avec Alexandre du Mège — avec Auguste Gaude, poète toulousain.

Labouïsse correspond , en 1820, avec Decroix, jadis secrétaire du roi et trésorier de France sous Louis XV et Louis XVI ; il s'agissait entre eux d'une nouvelle édition des épigrammes de Martial et d'un manuscrit de Maynard, relatif à cet auteur.

IV. — Une autre lettre intéressante de Rochefort est celle où il parle de la pièce Cyrus, composée par Chénier pour le couronnement de l'empereur. Il y raconte aussi la bizarre aventure de la baronne de Leslie, que des gens éplorés vinrent supplier d'intervenir pour obtenir la grâce de quatre déserteurs qu'on allait fusiller. Cette dame était mariée à Lille ; elle dut intervenir, sans le connaître, auprès du chef de corps, le colonel comte de Bentheim, qui avait une sou-

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