Mary-Lafon, Histoire du Midi, t. III, p
2. u Saisset s'était mis en tète, dit Henri Martin, d'affranchir le Languedoc de la domination française, au profit du comte de Foix ou du comte de Comminges. » (Histoire de Fran<:e, t. IV, p. 424.)
3. « Iste non est homo, sed diabolus ». (Témoignage du comte de Comminges lui-même).
4. La défense de Bernard de Saisset n'oblige pas à adopter tous les griefs formulés par lui, et à le justifier dans chacune de ses allégations. La plupart des historiens ont répété contre Philippe le Bel l'accusation
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Son argent n'est que de l'ordure... Ce Philippe le Bel n'est ni un homme, ni même une bète ; c'est une image et rien déplus... Les oiseaux, dit la fable, se donnèrent pour roi le duc, grand et bel oiseau, il est vrai, mais le plus vil de tous. La pie vint un jour se plaindre au roi de l'épervier, et le roi ne répondit rien (nisi quod flevit). Voilà votre roi de France ; c'est le plus bel homme qu'on puisse voir, mais il ne sait que regarder les gens... Le monde est aujourd'hui comme mort et détruit, à cause de la malice de cette cour... Mais saint Louis m'a dit plus d'une fois que la royauté de France périrait en celui qui est le dixième roi à partir d'Hugues Capet. »
Y. — Sans nous inquiéter de ces pamphlets, il est juste d'admirer, dans Bernard de Saisset, une fermeté d'ailleurs rare. Il savait quelles colères il amassait sur sa tète, quels périls il devrait affronter1, et néanmoins on ne le vit point hésiter devant sa mission. N'est-ce pas le triomphe des polémistes de grande race, de parvenir à faire obstacle aux tyrannies de la terre, quand il y a haute probabilité que le pouvoir abuse de lui-môme? Que répondre à ceux qui disent que Bernard de Saisset ne lit que défendre l'indépendance et la nationalité des provinces méridionales
^altération de la monnaie . Mais les travaux approfondis sur cette niatière, dus à M. Boutaric et à M. F. de Saulcy, doivent rendre circonspect. A s'en rapportera ces travaux, ce prétendu faux monnayage consisterait dans la multiplicité des émissions de monnaies de bas billon, auxquelles un cours bien supérieur à leur valeur intrinsèque réelle était attribué; mais il n'aurait pas gravement altéré le titre des grosses monnaies d'or et d'argent. Si l'on examine ce qui se passa sous les successeurs de Philippe le Bel, le prétendu roi faux-monnayeur serait un modèle d'honnêteté monétaire, en comparaison des rois Philippe de Valois, Jean, Charles VI et Charles Vil.
i. Le roi écrivit au pape pour demander la dégradation de l'évèque Bernard de Saisset, avant de le mettre à mort. Sa lettre respirait une étrange soif de sang, dit iMichelet.