‹ Histoire des Ariégeois (comté de Foix, vicomté de Couserans, etc.) De l'esprit et de la force intellectuelle et morale dans l'Ariège et les Pyrénées centrales. Avec eaux-fortes de ChauvetChapitre 235 sur 498 · Collection des procès-verbaux, etc., t. V, p · texte numérisé non relu

Collection des procès-verbaux, etc., t. V, p

3. Rohrbacher, Histoire universelle de VEglise, in- 1° (Lyon, 1872, Briday), t. XI, p. 176.

336 L'AIIIÈGE, IVe PARTIE [suite et fin), CHAP. V.

on put exagérer dans les voies et moyens ; nous ne citons ici que le point de départ de quelques esprits sincères. 11 ne serait pas excusable d'omettre deux hommes qui furent, avec des formes différentes, d'efficaces et pieux collaborateurs de Mgr de Caulet, l'un d'origine gasconne, Mgr Henri de Sponde, évéque de Pamiers avant Mgr de Caulet, et dont les éloquents écrits sont connus du monde entier ; l'autre, Ariégeois, Antoine Charlas, qui dirigea quelque temps le séminaire de Pamiers, sous Mgr de Caulet, et que la justice historique exige de faire connaître.

Nous n'avons rien à dire de l'illustre Henri de Sponde, dont les savants écrits, fort répandus, nous parlent encore autant que les sollicitudes qu'il déploya pour l'amélioration morale du pays de Foix et de Couserons, où il rencontr;), disait- il lui-même, quelques léopards dans les rangs ecclésiastiques. Nommé évêque de Pamiers en 1626, il arriva lorsque régnait encore l'agitation née du calvinisme. Ce n'est pas sur cet illustre prélat qu'il faut insister, mais il est urgent de s'arrêter à notre Antoine Charlas, homme de savoir et de mérite, qui mit sa science et sa plume au service des causes attaquées. On trouve une signification dans l'énumération de ses ouvrages : Traité des libertés de F Église gallicane (3 vol., édition de 1720), qui est regardé, par les critiques allemands et français, comme un ouvrage savant et écrit avec pureté. Il publia aussi De Primatu Summi Pontifias, in-4° ; — De la Puissance de F Eglise, contre le jésuite Mainbourg ; — Causa regaliœ penitus cxpli.cata (Liège, 1685). Dans cet ouvrage, qui passe pour un des plus explicites et des plus savants sur la matière, au point de vue historique, Charlas réfuta la dissertation sur les régales que Noël Alexandre avait insérée dans son Histoire de l'Eglise, en faveur des prétendons rovales.

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