LE P. AMBROISE
des sueurs héroïques de son apostolat; le second, en apprenant la mort de son frère, s'écriant dans le pressentiment de la sienne : « J'ai peu de temps à vivre, moi aussi, et je n'ai pas les nombreux et brillants états de service de mon frère. Je ne veux pas pourtant paraître devant Dieu les mains vides. Allons les remplir1. »
Du reste, nous pouvons indiquer les titres ou sujets de quelques-uns des discours, entretiens, conférences et sermons du P. Ambroise Denis, dont nous avons le manuscrit et où se révèlent son savoir théologique, la solidité de sa doctrine et la véhémence de sa parole chaleureuse. Les voici, pris sans ordre :
1. Sermon sur la divinité de J.-G. prouvée par l'établissement du christianisme. — 2. Imitation de Jésus-Christ (nécessité). — 3. Parole de Dieu (méditation évangélique), sa grandeur. — 4. Instructions diverses sur la très sainte Vierge. — 5. Sur le baptême. — 6. Péchés contre la foi. — 7. Sur la pureté. — 8. Examen de conscience recommandé par Senèque.
— 9. Ibit homo in domo eternitalis siiae. — 10. Magister ve&ter unus est Chris tus. — il. L'homme dans son principe. — 12. Fin de l'homme. — 13. En Jésus-Christ se manifestent les attributs de Dieu. — 14. Sur le purgatoire. — 15. Nécessité de la charité. — 16. Sur l'Eucharistie. — 17. Sur la fête de saint Joseph. — 18. Il est un Dieu. — j9. La mort, triomphe de la souveraineté divine. — 20. Du bonheur. — 21. La souffrance est une gloire. — 22. La souffrance est un sacerdoce. — 23. Temporalia non satiant,
— 24. 11 faut vaincre en combattant. — 25. Sur la dévotion au Très-Saint Sacrement (les visites). — 26. Conférence aux Missions étrangères. — 27. Discours à une distribution de prix. — 28. Signes et caractère de l'incrédulité moderne. — 29. Missions. — 30. Sagesse. — 3 1 . Impureté(ler sermon).
— 3. . Impureté (2e sermon). — 33. Sur la foi. — 34. Méthode catholique.
— 35. Passion. — 36. Sur la sainte Trinité. — 37. Sur la fin de l'homme.
— 38. Résurrection. — 39. Le péché considéré par rapporta Dieu, la société, l'individu. — 40. Solutions de quelques objections (pratiques religieuses). — 41. La loi de Dieu. — 42. La Sainte-Enfance. — 43. Réparation. — 44. Indifférence. — 45. Passion. — 46. Grandeur de l'homme, dévotion à la Passion. — 47. Maison convertie en temple. — 4 8. Saint Pierre. — 49. Fin des créatures. — 50. Sur l'éducation. — 51. Béatitude. — 52. Jésus-
1. Allocution du P. Hyacinthe Bayonne dans une cérémonie de mariage. — En effet le P. Charles Denis, comme ces braves qui se jettent au fort de la mêlée, certains de ne pas en revenir, s'en alla évangéliser, à travers les montagnes, les paroisses les plus abandonnées; et rentrant après un an ou deux, exténué de fatigue, il dit à sa sœur : « C'est fini, ma mort est proche. » Deux mois après, il succombait.
.Vin L'ARIÈGE, IVe PARTIE [suite et fin), CHAP. V.
Christ. — b'i. Panégyrique de suint Paul. — 5i. Mériter le ciel. — f>5. Sacerdoce. — 56. Dieu Créateur. — S7. Amour du prochain. — 58. Dissertations sur le principe de certitude, l'évidence.
Toutefois, ne nous séparons pas du P. Âmbroise, sans ajouter que la note dominante en lui était la véhémence oratoire. On l'aurait comparé aujourd'hui au P. Agostino da Montefeltro, dont on se dispute les Avents et les Carêmes dans les églises de Pise et de Florence. Même hauteur d'esprit, même flamme du cœur. La foule le comprenait sans efforts ; les gens de haut savoir le savouraient avec délices. Doué d'une surprenante rapidité de verbe, évoluant les feux de sa parole rayonnante avec la vitesse dont le Dante était ébloui dans sa vision du Paradis on eut dit qu'il énonçait en même temps son idée sous plusieurs formes, de façon à retenir continuellement sous le charme et l'aristocratie et la démocratie de son auditoire.
XYII. — Quatre ans après la mort du P. Ambroise Denis, l'Ariège perdait l'abbé Peyrat, archiprêtre de Foix, et l'on entendit, au milieu des regrets universels, ces mots : « Prêtre éminent, grande intelligence, intelligence puissante et tout à fait supérieure1! »
Nous avons lu des travaux écrits de M. Peyrat ; les uns sont des mémoires sur des intérêts diocésains, d'une séduisante logique et d'une cicéronienne éloquence; les autres des plaidoiries qui furent effectivement débitées par lui devant les tribunaux du département2, et concernant des procès d'intérêt local. Et nous avons répété ce qu'ont dit les feuilles publiques, après avoir vanté ses vertus et sa science religieuse : « Nous pouvons parler au moins de son élo-