‹ Histoire des Ariégeois (comté de Foix, vicomté de Couserans, etc.) De l'esprit et de la force intellectuelle et morale dans l'Ariège et les Pyrénées centrales. Avec eaux-fortes de ChauvetChapitre 248 sur 498 · Idem, ibidem, p · texte numérisé non relu

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Que de traits et de nobles harangues ne pourrait-on pas citer, en les empruntant à ces braves bataillons que l'Ariège fournit à la France, en 1792! M. Paul de Casteras a reproduit la simple et belle lettre que le lieutenant Caralp écrivait à sa sœur, à peine arrivé à l'armée, le 2 mai 1793. Cette épitre est touchante de naïveté et de patriotisme : « Rassure-toi, ma sœur, je fais ma carrière en servant ma patrie. Je t'ai juré, je te jure encore de la servir tant qu'elle sera en danger. Ah ! qu'il est agréable pour moi d'être du nombre de ceux qui servent la sainte patrie !..Je vois dans tout ce que je fais, que ce n'est autre chose que de te défendre toi-même. »

364 L'ARIÈGE, IVe PARTIE [suite et fin), CHAP. V.

Nous ne nous appesantirons pas davantage sur un genre d'éloquence qui, chez les anciens, jouait à la guerre un rôle considérable ; les généraux modernes n'ont plus l'habitude, comme autrefois, de haranguer les troupes avant la bataille.On se borne à quelques ordres du jour laconiques. Tqutefois, il y a des traits d'éloquence qui sont restés dans la mémoire des camps et qui touchent la fibre du soldat, comme les mots dits au pied des Alpes ou devant les Pyramides.

Après l'éloquence ecclésiastique et militaire, il faut, venir à l'éloquence civile.

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