‹ Histoire des Ariégeois (comté de Foix, vicomté de Couserans, etc.) De l'esprit et de la force intellectuelle et morale dans l'Ariège et les Pyrénées centrales. Avec eaux-fortes de ChauvetChapitre 268 sur 498 · RAPPORTS ET DISCOURS AUX JEUX FLORAUX · texte numérisé non relu

RAPPORTS ET DISCOURS AUX JEUX FLORAUX

N'oublions pas que Du Gabé prononça un discours en 1864, à l'occasion de la réception du P. Caussette à l'Académie des Jeux floraux1. On ne peut pas tourner une harangue avec plus d'éloquence, de tact et d'onction. Les qualités de causticité n'étaient pas les seules dans le talent de Du Gabé : il touchait savamment aussi la fibre de la sensibilité. — Il y a un autre discours pour une circonstance analogue, la réception de M. de Lavigne, professeur à la Faculté des lettres de Toulouse, dans lequel il révèle de nouveau sa manière élevée de parler de la fraternité des esprits cultivés.

L'Éloge de M.Adolphe de Puibusqae2 , en grossissant les travaux académiques de notre avocat, vint démontrer tout ce qu'il y avait de goût et d'atticisme dans cette belle intelligence3. Esprit pénétrant, délié, il était fait pour analyser finement les autres esprits. — Enfin, le complément, ce fut un Rapport 4 présenté aux Jeux floraux, le 29 juin 1865, sur les études chrétiennes publiées par l'Académie de Sainte-Croix d'Orléans. Du Gabé applaudissait à cette nouvelle tentative de décentralisation intellectuelle .

On peut regarder une défense des frères de la Doctrine chrétienne à Toulouse, en décembre 1872, comme le magnifique couronnement de cette vie de penseur, d'écrivain et d'orateur. Pendant l'effervescence de 1870, la ville voulant déposséder les frères, Du Gabé fut appelé à prêter le secours de sa dialectique et de sa forte parole en faveur des droits menacés. C'était la dernière fois que Du Gabé devait parler. Son triomphe fut grand;

1 16 pages in-8°; Douladoure, 1864.

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