Ibid., p
fît» L'ARIÈGE, IVe PARTIE (suite et fin), CHAP. VII.
les grands et éclatants services rendus par Lakanal à la cause de l'esprit humain ! On trouve parmi ces noms Laplace, Napoléon Ier, Geoffroy Saint-Hilaire, Lalande, Lelut, Mignet, Chevreul â.
Il sera toujours difficile, nous l'avons reconnu, de dire le dernier mot sur un caractère et de démêler les vraies causes qui poussent une individualité dans l'emploi de son talent et le développement de sa carrière historique. Ce qu'on est aujourd'hui, n'indique pas infailliblement ce qu'on sera demain, au jour des tempêtes sociales, des ébranlements politiques qui rompent les vieux freins. Lakanal avait-il une de ces âmes foncièrement républicaines qui aurait dû naître au temps des Grecs? Lorsque Laziroules prit certaines initiatives, au milieu du mouvement naissant de 4789, subissait-il un entraînement produit par la force spontanée des choses? Poussait-il, au contraire, à la roue, contribuant à grossir des complications factices? Pour Yadier, il fut satisfait de fondre ses longs mécontentements dans un grand trouble politique delà nation, mais quel mobile était en lui la première cause d'impulsion? ses pratiques provenaient-elles de ses doctrines? ou ses doctrines ne venaient-elles que pour justifier après coup sa conduite et ses pratiques nouvelles? L'homme glisse si vite sur la pente des instincts malfaisants! Tel, demi-honnête, engagé par mégarde ou malgré lui dans une émeute, recommence, alléché par l'impunité ou par le gain. Il faudrait donc savoir dans quelle situation d'esprit et de cœur le mouvement de 1789 trouva nos orateurs ariégeois, pour pouvoir déterminer ce que leur éloquence emprunta des influences du dehors et des influences du dedans.
1. Voyez la fin de YE.jposc sommaire de Lakanal et la notice biographique de M. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire.
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