‹ Histoire des Ariégeois (comté de Foix, vicomté de Couserans, etc.) De l'esprit et de la force intellectuelle et morale dans l'Ariège et les Pyrénées centrales. Avec eaux-fortes de ChauvetChapitre 294 sur 498 · La Révolution, t. I, p. G · texte numérisé non relu

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2. Vergniaud répliquait à Robespierre qu'il n'était pas de ces patrioteslà (séance d'avril 1793).

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il de grandes destinées, notre compatriote porta aux Etats- Unis d'Amérique la force d'impulsion qu'il tenait de son tempérament et de sa vigoureuse intelligence.

L'Ariège ne peut oublier qu'elle a donné en lui un homme d'Etat , un orateur politique , un ambassadeur , un grand avocat dont il faut retracer ici le caractère, en marquant les grandes lignes de son éloquence. Tout aussi bien, la presse a reconnu que Pierre Soulé avait été « l'individualité française la plus remarquable du Nouveau- Monde1 ». « C'est le seul de nos compatriotes qui soit devenu assez populaire aux États-Unis pour être entré au Sénat de Washington, où il lutta d'éloquence avec les orateurs les plus éminents, et pour avoir été admis à l'honneur de représenter sa patrie adoptive comme envoyé extraordinaire et plénipotentiaire près d'une cour étrangère.

« Sa vie est intéressante comme un roman et instructive comme une page d'histoire2. »

Cet Ariégeois illustre, qui devait donc être plus tard le grand Soulé de la Louisiane, dont la mort en 1870 fut un deuil public de l'autre côté de l'Atlantique, que l'on ne nommait pas autrement que le « grand citoyen de la Nouvelle-Orléans », né vers 1802 dans une gracieuse vallée de l'Ariège (à Castillon), débarquait en 1826 à la Nouvelle- Orléans et avait tout à créer autour de lui. Nouveau, inconnu, étranger aux Américains, il avait à se faire une situation, à chercher sa voie. Force lui fut de sonder sa propre destinée, de se demander de quel côté il dirige-

1. Voir Frédéric Gàillardet, ancien journaliste en Amérique dans la Liberté du 11) avril 1810.

2. Frédéric Gàillardet, lot. cit. — « Pleine de poésie et d'animation, cette vie aventureuse de P. Soulé, disait un journal anglais en 1813. intéresse puissamment une société dont les affections sont déjà si profondes pour cet avocat distingué, » (Traduit par le Courrier de la Louisiane du 23 mai 1843.)

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