‹ Histoire des Ariégeois (comté de Foix, vicomté de Couserans, etc.) De l'esprit et de la force intellectuelle et morale dans l'Ariège et les Pyrénées centrales. Avec eaux-fortes de ChauvetChapitre 34 sur 498 · L AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

L AVANT-PROPOS

sur la ligne de ravitaillement et remettre à l'ordre quelques chefs qui ne semblent pas suffisamment soumis » (Revue nouvelle, p. 754), et puis c'est tout.

Le correspondant du Temps est moins bref, sans être toutefois assez explicite : « A la campagne suivante, le colonel Borgnis-Desbordes se heurta à l'une des armées de Samory, qui avait franchi le Niger et commençait la conquête de la rive gauche ; il lui fallut livrer trois combats pour dégager le fort de Bamakou, alors en construction. La campagne 1 884-1 885 ne fut point heureuse pour nous ; une petite colonne, surprise et assiégée pendant huit jours à Nafadié, fut dégagée à grand'peine par le commandant Combes, qui dut livrer ensuite, pour rallier le fort de Niagassola, un combat meurtrier à Kokoro.

« Cependant la situation était loin d'être claire : l'armée noire, commandée par Malinkamory, s'avançait après avoir hiverné à Gale, en face de notre fort de Kita. Notre ligne se trouvait ainsi menacée sur une longueur de près de 300 kilomètres. La situation paraissait si peu claire, qu'aucun officier supérieur ne s'offrit pour commander la colonne de 1885-1886. On craignait une catastrophe ; le lieutenant-colonel Frey fut nommé d'office. On ne pouvait se tirer de là que par un coup de main heureusement conçu et plus heureusement exécuté. »

C'est ce qui eut lieu. On attaque Gale où Malinkamory s'était retranché. Celui-ci se met en retraite sur Nabou où l'attendent des renforts; il faut le suivre, l'attaquer et le vaincre.

Frey avait divisé son monde en deux troupes. L'une,

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de 450 hommes placés sous ses ordres, avait marché directement sur Gale ; l'autre, de 250 hommes sous les ordres du commandant Combes, avait dû partir de Koundou et se porter entre Gale et Nabou pour couper la retraite à l'ennemi.

On en était là, on suivait les soldats de Malinkamory pour détruire ses forces. C'était vers le 17 février. Il fallait donc un coup d'audace, une surprise de nuit pour atteindre et culbuter les noirs, qui étaient 8,000, tandis que Ton était 300. Notre hardiesse eut du succès. On dut suivre des chemins impénétrables, le long des torrents, des marigots, en silence. Vers une heure du matin, on surprit un poste. La fusillade dérouta les nègres, qui se mirent en débandade. Aucun des soldats de Samoryne tint contre la panique. 250 hommes environ tombèrent sous nos balles, et il en périt encore autant, ajoute le Temps, dans la poursuite à laquelle la colonne Combes vint prendre part.

Tels sont les minces détails sur notre officier ariégeois et sa conduite sur le Niger. Il faut croire qu'après M. de Poly et le Temps, le commandant Combes racontera à son tour les événements, en donnant plus de place à sa part personnelle.

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Voici encore^ chemin faisant, quelques renseignements sur un mort que nous n'avons pas oublié, Joseph Lakanal, ce grand promoteur de l'instruction

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