D'après un papier du 9 juillet
2. Il fait insérer une romance composée par le fils du général Dupont (28 décembre 1818). - H donne une notice sur un événement qui s'était passé a Montpellier, et qui faisait du bruit (25 février 1819). — Il envoie quelques pages ayant de l'intérêt, sur le lycée Louis-le-Grand qui occupait en ce moment l'opinion.
:i42 L'ARIÊGE, IVe PARTIE {suite et fin), CHAP. IX.
Senancourt, l'abbé de Pradt, Lemontey), réveilla en lui l'étincelle. Darmaing lils avait de L'initiative, il lui venait, des idées, comme à Emile de Girardin. Cet Ariégeois s'imagina un jour de fonder la Gazette des tribunaux1 , feuille périodique, dont la conception répondait à un véritable besoin; car un éclatant et long succès a justifié sa création2. Entre les articles solennels relatifs aux graves affaires de la justice, Darmaing et ses successeurs ont laissé se faufiler de petits articles joyeux, sautillants, parisiens du titre à Ja dernière ligne, parfois peut-être trop rabelaisiens 3.
VI. — Après Darmaing, la tradition du journalisme ne fut pas interrompue : J.-P. Pages4, de l'Àriège, la reprit pour Ja continuer avec un brillant talent.
J.-P. Pages de l'Ariège fut un véritable journaliste dans le sens des modernes, un publiciste éminent dont le pays de Foix est fier, parce que c'est une gloire de la France. Pages de l'Ariège apporta en effet avec lui cette somme de préparation qui fait les grands journalistes. Il avait passé par la magistrature, par l'étude du droit, par les sociétés savantes ; il ne lui manquait que la vie politique militante, il fut député de son pays, il aborda la tribune. Or, de toutes ces activités, déployées en des directions diverses, il est