‹ Histoire des Ariégeois (comté de Foix, vicomté de Couserans, etc.) De l'esprit et de la force intellectuelle et morale dans l'Ariège et les Pyrénées centrales. Avec eaux-fortes de ChauvetChapitre 349 sur 498 · VI · texte numérisé non relu

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546 L'ARIÈGE, IVe PARTIE [suite et fin), CHAP. IX.

de petite odyssée préparatoire l, Pages de l'Ariège devient, presque officiellement, un écrivain politique, une sorte de roi du journalisme, un roi sérieux, aux allures brusques, à l'humeur difficile, avec lequel il fallait compter. Il était enfin dans sa vocation. Nous le trouvons à Paris de 1 816 à 1828. Combien ce talent, qui cherchait sa voie, a grandi dans la période de douze années passées à Paris! Benjamin Constant fut d'abord son introducteur dans la polémique des journaux; puis Pages se fraya lui-même son chemin. La France, au commencement de la Restauration, avait deux courants d'esprits : les uns voulaient peut-être trop effacer de notre histoire toute trace des vingt-cinq dernières années; les autres voulaient conserver, à bon droit, mais avec une jalousie qui allait trop de l'avant, les libertés conquises, les libertés qu'ils croyaient menacées. Chez tous, l'imagination n'allait-elle pas plus loin que la réalité? Comment obtenir la modération et le calme, dans la mêlée d'opinions qui se heurtaient, de dissertations qui se choquaient? La passion qui régnait dans les conversations politiques, dans les cercles, à la tribune, reparaissait dans

1. L'Académie de Toulouse avait reçu le jeune J.-P. Pages comme membre résident ou titulaire, dans la classe des inscriptions el belleslettres, en mars 1809. 11 fut assidu aux séances, donnant lui-même des mémoires. L'archéologie pyrénéenne lui dut l'explication de quelques monuments du Gouserans. Il fit quelques observations intéressant la botanique et la géologie. Mais, comme il se faisait remarquer en même temps au barreau, le gouvernement impérial le mit à la tête du parquet (h- Suint dirons comme procureur impérial (30 avril 1811).

En 1811, sons la première Restauration, el en L815 aux Gent-Jours, il conserva sa place. On suppose que l^tgés aimait la magistrature, qui lui laissait des loisirs pour l'étude, el qu'il gardait une fonction à laquelle le rattachaient l'estime et l'alVection de ses concitoyens.

Bientôl on le nomma président de la fédération pyrénéenne. En cette qualité, après la bataille de Waterloo, il fit célébrer un service pour les

guerriers qui avaient péri dans cette guerre.

Il donna sa démission, à la seconde Restauration, mais il fut mis sur une liste île pn .script ion . emprisonné à Foix, relâché, puis internée Angoulême-

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