Gatien Arnoult, Notice sur J.-P. Pages, lue en
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ments, sur l'histoire des idées et des faits, avaient armé de pied en cap, avait dès lors donné la mesure de ce qu'il était capable de faire. La France, après avoir appris son nom, le garda, le répéta, l'honora. Il avait les qualités, la langue et le style que Montesquieu aimait dans les écrivains politiques, qui doivent songer moins à se faire lire qu'à faire penser.
Aussi l'ascendant et le prestige de J.-P. Pages grandissaient d'année en année. Tandis que d'une part, infatigable athlète, il insérait d'innombrables articles dans la Minerve,à&n§ le Constitutionnel, dans le Commerce, dans la Renommée , dans le Courrier français, le Temps, les Lettres norma?ides, le Diplomate, la France chrétienne (comme plus tard dans la Patrie, dans l' Afrique française), il avait d'autre part la coutume, — pour ne pas laisser s'éparpiller ses idées au courant de la plume et du jour, — de les résumer et de les condenser de temps en temps, soit dans la discussion de quelque question capitale, soit dans l'élaboration de quelque œuvre importante et de longue haleine. Il publia, avec MM. Benjamin Constant et Saint-Aubin, un volume in-8° intitulé Annales de la session de 1817 à 1818. En 1818, il lança une brochure sur la Responsabilité ministérielle et la nécessité d'organiser le mode d'accusation et de jugement des ministres. Dans la même année, on avait de lui un Nouveau manuel des notaires. Trois années après, en 1821 , paraissait une brochure sur les Élections, puis une seconde sur une Association prétendue constitutionnelle contre les acquéreurs de domaines nationaux. C'est surtout en 1822 qu'une de ses publications fit grande sensation : c'était son Histoire de l'Assemblée constituante x, précédée d'un
1. Lu duc d'Orléans, qui fut plus tard Louis- Philippe, s'intéressa particulièrement ù ce livre, ;i cause du son père Philippe-Égalité.