‹ Histoire des Ariégeois (comté de Foix, vicomté de Couserans, etc.) De l'esprit et de la force intellectuelle et morale dans l'Ariège et les Pyrénées centrales. Avec eaux-fortes de ChauvetChapitre 367 sur 498 · ORIGINES DE LA PREMIERE RENOMMÉE LITTERAIRE · texte numérisé non relu

ORIGINES DE LA PREMIERE RENOMMÉE LITTERAIRE

peu des uns et des autres et se retrouva, après avoir donné des gages à MM. Guizot, Thiers, Odilon Barrot, dans le camp de l'opposition démocratique. Le Courrier français ayant été acheté en 1845 par M. de Nivière, il en prit la direction et s'associa, au nom d'une opinion plus avancée, à la lutte de la Réforme contre le National l. »

Xavier Durrieu, que cette notice biographique présente comme un homme politique de très peu de consistance, n'était pas tout à fait tel. Impressionnable et nerveux comme un Méridional, il est certain qu'il s'abandonnait à un courant de logique qui l'entraîna de rivage en rivage. Toutefois, son objectif fut du premier au dernier jour pour la démocratie. Ce qui est intéressant à signaler, c'est la gradation des faits dans la situation de Xavier Durrieu. Lorsque, en 1848, on le vit mêlé à la république, avec une position grandie — car alors, connu par ses écrits, rédacteur en chef d'un journal, il devint important et joua un rôle ; il fut appelé à exercer une mission de pondération entre les deux éléments du gouvernement provisoire, entre Ledru-Rollin et Lamartine — lorsqu'on le vit écouté des uns et des autres, travaillant à modérer les excessives ardeurs de ceux-ci, et stimulant la lenteur timide de ceuxlà, qui eût pu soupçonner par quelles heures poignantes de détresse avait passé ce régulateur de la machine gouvernementale ? Ne craignons pas de rappeler les péripéties qui se mêlèrent aux origines singulières et ignorées de la première renommée littéraire du publiciste de Castillon.

11 était venu un moment où X. Durrieu se trouvait tellement aux abois, las de lutter avec les difficultés et avec la faim, qu'il résolut un jour d'en finir. Il était dans sa chambre, en proie aux sombres idées, malgré les principes

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