‹ Histoire des Ariégeois (comté de Foix, vicomté de Couserans, etc.) De l'esprit et de la force intellectuelle et morale dans l'Ariège et les Pyrénées centrales. Avec eaux-fortes de ChauvetChapitre 408 sur 498 · HIPPOLYTE ET ERNEST JOFFRES · texte numérisé non relu

HIPPOLYTE ET ERNEST JOFFRES

avait trouvé le terrain tout préparé par les traditions de sa famille, où la connaissance du droit, les belles-lettres sont en honneur. Hippolyte Jofïrès, qui avait du goût pour les études philosophiques, publia de 1850 à 1860, dans le Journal de Toulouse, dont il était le correspondant1, et dans X Arièqeois, dont il fut, pendant plusieurs années, lé rédacteur en chef, des articles philosophiques et économiques qui furent remarqués. Ses opinions étaient modérées, et sa nature libérale, sympathique, le faisait vivre et respirer pour son pays. Il avait pour sa ville de Foix, — qui le lui rendait en popularité, — un amour extraordinaire.

Sa mort prématurée, à 35 ans, fut regrettée à tous les points de vue. Nul doute que sans cette mort, notre publiciste de Foix, « jurisconsulte et écrivain, n'eût attaché son nom à quelque œuvre littéraire importante ». Il avait voulu retracer Y Histoire de la ville de Foix en deux volumes, ouvrage que la maladie l'empêcha de terminer. Il fît représenter sur le théâtre de sa petite ville un drame historique intitulé Les Tours de Foix. En dehors de ses travaux d'écrivain, on retrouvait le citoyen bienveillant, plein de patience, travaillant au support mutuel des hommes entre eux. Ce n'est point Hippolyte Jofïrès qui aurait dit avec un misanthrope du Nord, ami de George Sand : « Vous avez beau engraisser le bétail humain, lui donner de la litière jusqu'au ventre et même dorer son écurie, il restera brute, quoi qu'on dise. » Cette âme croyante et chaude pensait qu'il y a toujours de la marge pour faire du bien, et que les jeunes vaudront mieux si les aînés savent croire, espérer, aimer.

de la Faculté de Paris, reçu avocat en 1849, il prit au barreau de sa villo natale la place que son père (Fulgence-Grégoire) y occupait avec distinction depuis 18L9, et qu'il quitta lorsqu'il fut nommé en 1848 procureur de la République.

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